Archive du mois de mai 2009

    Vacances d’été : vos bons plans !

    Dimanche 31 mai 2009

    Voici vos témoignages, issus du WikiPost: toutes les astuces pour augmenter son pouvoir d’achat en vacances…

    Pendant que les déclarations d’impôts se remplissent, le budget vacances s’amenuise. D’après un sondage Opinion Way, nous vous le disions lors du lancement de ce WikiPost, 1 Français sur 4 partira avec un budget inférieur à 250 Euros par semaine; les jeunes, les chômeurs et les personnes âgées étant les plus touchés par ces restrictions économiques, d’après la même enquête. Mais 60% des personnes interrogées gardent espoir grâce à Internet, où ils comptent bien trouver des bons plans. Voici ceux de la communauté Ecotidien, qui ne manque pas d’imagination…

    D’abord, le camping fait son grand retour : pratique, bon marché, sans prétention, il est plébiscité par les internautes. Outre l’infrastructure traditionnelle, vous nous informez de nouveaux modes de camping verts et de camping tout équipés : piscine, restaurants, vraies salles de douches, certains 3 étoiles n’ont rien à envier à l’hôtellerie traditionnelle. Le camping sauvage, option randonnée avec sac à dos, est lui aussi apprécié des vacanciers, avec toutefois une réserve : il est interdit dans de nombreux lieux publics (plages, forêts notamment)

    L’autre bon plan des internautes : visiter les pays où le tourisme n’est pas développé. Aboneobio nous fait part de sa trouvaille dans un guide de voyage axé « tourisme responsable » : 10 à 16 jours au Burkina Faso pour 1340 Euros, vol inclus. Jean-François, expatrié qui compte 28 pays à son actif, accueille dans son logement du Ghana les touristes qui le veulent, contre une petite participation aux frais de nourriture. Pour sa part, Antoine nous apprend que les locations en République Tchèque se négocient à bas prix : pour une semaine à 1h30 de Prague, comptez, d’après lui, 150 Euros pour l’appartement. Ajoutez uniquement le prix des transports, avec des vols en dernière minute, on reste bien sous le budget de 250 Euros.

    Enfin, pour ceux qui ne peuvent pas payer d’hébergement, que ce soit en camping ou en locations, l’échange d’appartements et de maisons se démocratise. Quelques sites web proposent de vous mettre en relation avec des « échangeurs » potentiels, mais Alain nous confie par exemple qu’il prévoit d’échanger son appartement contre celui de sa sœur, qui vit à Saint Malo, en Bretagne. Plus que jamais, c’est le système D qui prime !

    Vous pouvez continuer à partager vos bonnes idées dans les commentaires, vos liens pertinents sur Delicious (en ajoutant le tag « Ecotidien » pour qu’ils apparaissent sur le blog) ou à charger vos photos sur Flickr, en insérant également le mot clé « Ecotidien » ! Bonne vacances à tous !

    Marlène Schiappa

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    Michel-Edouard Leclerc face à la crise

    Vendredi 29 mai 2009

    Michel-Edouard Leclerc, partenaire du blog Ecotidien, a accepté de répondre aux questions de Marlène et Chaker. Politique, crise, prix bas tout y passe.

    Ecotidien Le Mag #1 sur Yahoo! Vidéo

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    Dans les coulisses du marché aux puces

    Jeudi 28 mai 2009

    puces-treteaux_432-1Avec le règne du “tout à bas pris”, trouve-t-on toujours de bonnes affaires aux puces ? Reportage.

    Lorsqu’on pense au marché aux puces de Saint-Ouen, deux images se côtoient : celle du premier marché d’antiquités au monde, attirant plus de 11 millions de visiteurs par an, mais également celle d’un endroit où les bonnes affaires sont courantes. Plus de 2500 stands implantés sur 7 hectares. Ecotidien a souhaité vérifier cette dernière assertion et s’est aventuré au cœur des puces afin d’y déceler les tendances et les dernières évolutions.

    En compagnie de François, qui parcourt ce lieu plus que centenaire depuis une dizaine d’années, nous sommes allés chercher l’ambiance des puces, celle héritée de la tradition des chiffonniers parisiens qui s’installèrent ici à la fin du dix-neuvième siècle.

    « De la Porte de Clignancourt au bas de l’avenue Michelet, l’esprit des puces est mort. On ne trouve plus que le streetwear, que du neuf, avec de la marchandise complètement uniformisée. » Nous longeons donc pléthore de stands, tous identiques, vendant baskets, pulls et jeans de grandes marques. Il faut compter en moyenne 50 euros pour une paire de baskets, le même prix pour un jean ou un sweat. La négociation ne va pas très loin même s’il est possible de trouver quelques bonnes affaires : deux paires de baskets de marques pour 50 euros ou une lampe orientale vendue 10 euros au lieu de 30. Malgré tout, nous sommes loin de la chine et des fripes.

    marche-puces-saint-ouen-3-1En s’enfonçant un peu plus loin nous rencontrons Monique, ancienne céramiste qui tient une « table » sur laquelle elle vend quelques bibelots et autres objets d’art. « Moi j’achète aux enchères à Drouot. Ma marge est faible et les prix que je propose sont vraiment raisonnables. ». Nous observons ainsi un pommeau de canne, brisé, tête de bouledogue du dix-neuvième siècle sculptée dans l’ivoire. « Regardez le détail. Quand vous connaissez la difficulté de sculpter l’ivoire, vous ne pouvez qu’être admiratifs. Je l’ai eu à 150 euros et je le laisse à 200. » Sur un autre coin de la table, un haut de sceau représentant un rat sur une souche de dix centimètres de haut, vendu 400 euros. Comparés aux prix affichés à l’intérieur des différents marchés d’antiquaires situés un peu plus loin, ceux pratiqués par Monique restent corrects.

    En continuant notre périple, nous parlons avec Bernard, disquaire depuis douze ans sur l’avenue principale menant à la Porte Montmartre. Les vinyles partagent le pavé avec les DVD d’occasion. « Les puces restent encore un endroit bon marché. Comparées à d’autres lieux comme Saint Michel, oui nous pouvons affirmer que ça reste intéressant. » De 3 à 40 euros le disque, 5 euros le film…Les prix abordables sont néanmoins ceux du marché d’occasion.

    Toujours rien d’exceptionnel donc, jusqu’à ce que nous croisions le magasin de fripes de Mathieu. Pour lui, les temps sont durs : « Nous subissons depuis quelques années la concurrence du pont, à la Porte Montmartre. » Pourtant Mathieu vend de la fripe, des piles de vêtements d’occasion tous bradés à deux euros pièces. On trouve de tout, beaucoup de marques et en bon état. « Le problème c’est que ce que je vends à deux euros, les marchands du pont le vendent à cinquante centimes ou un euro. »

    Mais qui sont ces marchands du pont ? François nous éclaire. « Le pont, c’est sous le périphérique à la Porte Montmartre. On peut dire que le véritable esprit des puces se trouve désormais là bas, dans la tradition des chiffonniers parisiens. » Direction donc ce lieu insolite. Arrivés Porte Montmartre, les draps posés à même le sol s’étalent sur quelques centaines de mètres. Ici, tout est différent. Des câbles, des appareils électroniques usagés, baladeurs, réveils, auto radio, caméra vidéo. Des vinyles, des DVD, des bouteilles de parfum à moitié pleines, des chaussures usagées en masse, une marchandise chinée dans les poubelles en majorité. On aperçoit même des vendeurs de nourriture, camemberts sans emballages, bouteilles de jus de fruit…Pas sûr que la chaîne du froid soit respectée ! « Ici, vous trouvez tout ce que vous voulez. Tout se vend ! Les prix sont les plus bas des puces, mais les installations sont illégales. Régulièrement, la Police fait son apparition. Tous les vendeurs remballent en quelques secondes, puis se réinstallent dix minutes plus tard. Il y a une certaine tolérance. »

    biffin-crop-1Nous voilà donc au cœur des puces, là où se trouvent désormais les bonnes affaires. Il y règne une forme d’exotisme, comme sur un marché africain. Nous repartons donc enfin convaincus du bien fondé de la réputation de ce lieu classé Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager. Finalement François conclut en nous donnant sa recette « Le secret, c’est la patience et la régularité. Il faut se balader, fouiller et venir toutes les semaines. Vous êtes certains de trouver ce qui vous intéresse. » Rendez-vous est donc pris pour dimanche prochain…

    Ange Santenard

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    Je vis de tickets-restaurant…

    Mardi 26 mai 2009

    En cette période de récession, de nouvelles mesures destinées à augmenter notre pouvoir d’achat sont régulièrement annoncées. Dernière en date : la possibilité de payer ses fruits et légumes mais aussi d’autres menus achats en supermarchés avec des titres restaurant…

    Bien sûr, on invoque la santé publique pour justifier cette mesure qui pourrait contribuer pour chacun d’entre nous à la fameuse consommation de « cinq fruits et légumes par jour ». En réalité, il semblerait que ce soit une manière de détourner l’usage premier de ces titres restaurant, initialement, une participation de l’employeur aux repas pris sur place…

    Le titre restaurant est devenu un bonus courant pour les salariés, au même titre que le remboursement de la carte orange ou la mutuelle. De plus en plus d’entreprises y ont recours. En 1981, 171 millions de titres restaurant étaient émis pour une valeur globale de 2 milliards de francs. En 2006, ce sont 585 millions de titres qui sont distribués pour une valeur de plus de 3 milliards d’euros ! Ce ticket est initialement prévu pour les salariés n’ayant pas accès à une restauration d’entreprise. Ils sont utilisables à l’unité, uniquement le midi et en semaine. Pourtant, tout le monde les utilise le soir ou le week-end au restaurant avec ses amis.

    Aujourd’hui, de plus en plus d’enseignes de la grande distribution permettent de payer tout ou partie de ses courses avec ces tickets. Selon l’Union Nationale des Titres Restaurant, « seuls certaines grandes surfaces qui possèdent un traiteur par exemple, sont autorisés à accepter ce type de règlement et uniquement dans ce cadre. Ils peuvent être contrôlés et risquent des amendes s’ils les acceptent pour des produits non-alimentaires par exemple.» Du côté des fournisseurs de ces tickets ou chèques restaurant, le discours est plus clair. Le service client de Sodexo joint au téléphone par Ecotidien nous explique : « Officiellement, c’est interdit. En réalité, il y a une tolérance en raison du problème du pouvoir d’achat, et les supermarchés qui acceptent cette méthode, ne sont jamais verbalisés. » Impossible donc de se procurer une quelconque liste des établissements qui permettent ce genre de règlements.

    De ce fait, l’utilisation de ce paiement en grande surface reste flou. Chaque établissement établit sa propre ligne de conduite. Marina paie régulièrement ses courses avec ses titres restaurant. Pour elle c’est une aubaine. « Nous allons très peu au restaurant, nous sommes trop nombreux dans ma famille. Avec mes tickets je peux économiser jusqu’à cent cinquante euros par mois, soit près de la moitié de mon budget alimentation. » Mais elle doit avoir recours à certaines astuces. « Je connais un magasin près de chez moi qui accepte deux tickets par caddie. Du coup, je fais mes courses avec mon mari et nous payons séparément ce qui nous permet d’utiliser deux fois plus de tickets. ». Certains hypermarchés plafonnent en nombre de tickets, souvent de deux à dix, d’autres fixent un prix maximum. Il n’est pas rare dans ce cas de voir de la lessive, du papier toilette ou même des bières être payés en titres restaurant. Mais là encore, c’est à l’appréciation des commerçants : pas en dehors des horaires du midi, oui, mais pas pour le jambon, pas le week-end, oui, mais sans rendre la monnaie…

    Le titre restaurant est donc devenu un moyen de paiement indispensable. Elodie ne s’en cache pas, « si on m’enlève cet avantage, il est certain que je me poserais des questions sur mon avenir dans mon entreprise. Même si ce n’est pas censé être un critère, c’est devenu un élément essentiel. Je me suis habituée à intégrer ces titres dans mon budget. » Le ticket repas à aujourd’hui une valeur moyenne de 6,87 euros. Le salarié ne paie que 40 à 50 % de sa valeur à l’employeur. A l’heure actuelle près de 120000 entreprises y ont recours. Mais on estime à cinq millions le nombre de salariés ne bénéficiant pas encore de restaurant d’entreprise : l’avenir du titre restaurant est assuré.

    Ange Santenard

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    Qui sont les mariées vertes ?

    Mardi 26 mai 2009

    Les mariées vertes ne sont pas des extra-terrestres, mais des écolo qui n’envisagent pas de célébrer le plus beau jour de leur vie en polluant la planète…

    Près de 300 000 personnes se marient chaque année en France, et parmi elles, de plus en plus de défenseurs de l’environnement. Vous le savez sans doute, les mariés (les mariées surtout) aiment choisir des thèmes pour leurs noces : eh, bien ! cette année, le mariage écolo-bio revient autant dans les faire-part que les classiques « les îles » et « ma région ». Frédérique n’a pas attendu la tendance verte : cette passionnée d’écologie organise sa vie autour de ses convictions depuis des années. Elle partage même quotidiennement ses astuces sur un blog bio, devenu une référence dans le domaine.

    Il y a 7 ans, elle prenait déjà l’environnement très à cœur et n’envisageait pas que son mariage soit une source de pollution. « Le mariage écolo n’était pas à la mode comme aujourd’hui mais ma fibre écolo – et aussi celle de mon mari – m’a tout de même poussé à faire des choix respectueux de l’environnement » confie cette avignonnaise. Concrètement, sa robe, de même que le costume de son mari ont été dessinés et conçus dans l’atelier d’un designer de Grenoble : bien loin, donc, des robes de mariées de grandes marques de prêt-à-porter qui cumulent les mauvais points à ses yeux comme à ceux des autres mariées vertes. « Je n’arrive pas à comprendre que tu veuilles passer le plus beau jour de ta vie dans une robe faite par des enfants et qui aura tant pollué pour venir en avion de l’autre bout du monde ! » tempête une jeune écologiste sur un forum consacré au mariage, en réponse à une fiancée qui présente fièrement la tenue à 59 Euros dénichée par elle sur un site de robes de mariées faites sur mesure en Chine pour le jour J. « Donc, pas de vêtements Made in Bangladesh » pour Frédérique.

    La moindre source de pollution est traquée par ces couples qui rivalisent d’ingéniosité pour faire face à ces nouvelles contraintes. Ainsi, les faire-part sont imprimés sur du papier recyclé, voire envoyés uniquement par mail. Le cas échéant, cette économie d’impression et d’envoi (de 50 € pour des faire-part faits-maison à plus de 1500 € pour les couples qui s’offrent les services d’une dessinatrice) vient compenser la dépense supplémentaire de la robe. Impensable également d’utiliser des verres jetables, ce qui les oblige à fabriquer eux-mêmes leurs accessoires « Nous avons même eu le courage de coudre à la machine 75 petites serviettes en coton pour ne pas utiliser de serviettes jetables. Bien que l’idée soit bonne, j’en ri encore aujourd’hui en nous revoyant coudre nos carrés rouges à la chaîne 48 heures avant le jour J. » se souvient Frédérique, qui ajoute « Nous avons même fait les nappes ! » Sur un blog consacré au mariage, une jeune femme conseille par exemple de remplacer les traditionnels plans de table par une corde à linge sur laquelle seraient accrochées de vieilles photos. La traditionnelle figurine surplombant la pièce montée peut mettre être remplacée par un couple à vélo, histoire de vraiment refléter la réalité. Le menu doit aussi être particulier, comme pour le mariage de Frédérique : « Toute la nourriture était maison et une partie était bio et locale. Nous avons fait notre tapenade, nos poivrons marinés, notre caviar d’aubergine… »

    Bien évidemment, il est délicat d’imposer à ses invités un mariage fait de bonnes intentions et de s’envoler soi-même en avion vers un voyage de noces « adrénaline » avec option kart ou grosses voitures, ou de déposer une liste de mariage composée d’IPod et d’écrans plasma. Heureusement pour ces mariés responsables, quelques sociétés ont récemment vu le jour, qui proposent de monter une « liste de mariage verte ». Arbustes, canapés en bois, et même dons à des associations, y figurent. Certains mariés particulièrement altruistes vont même jusqu’à demander des dons directement en argent liquide, et offrent le fruit de cette collecte à une oeuvre caritative. A minima, ils en reversent une partie à une association de défense de l’environnement, en compensation du coût carbone de leur lune de miel. Il faut toutefois une énorme dose de générosité pour accepter de renoncer au seul jour où vous serez vraiment au centre de toutes les attentions (ex-aecquo avec votre naissance, mais vous n’en gardez sans doute pas un souvenir impérissable) et un emploi du temps qui le permette : les mariées vertes nous recommandent un an de préparation en moyenne !

    Mais ce qui pouvait paraître extrémiste il y a encore 10 ans est aujourd’hui démocratisé et loué par les convives. Ainsi, les invités de Frédérique ont parfaitement bien compris le sens de sa démarche : « C’était beaucoup de travail mais le résultat en valait largement la chandelle. Le mariage a duré 3 jours et les invités m’en parlent encore…. 7 ans plus tard ! » Avis à celles et ceux qui cherchent encore un thème inoubliable pour leurs noces…

    Marlène Schiappa

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    WikiPost vacances d’été 2009: à vous la parole !

    Lundi 25 mai 2009

    surfEt vous, que faites-vous cet été ? Plus que jamais, le budget vacances sera serré cette année. D’après un sondage de l’institut Opinion Way, 1 français sur 4 partirait même avec un budget inférieur à 250 € par personne.

    Dans le même temps, 60% des personnes interrogées pensent pouvoir trouver sur Internet des bons plans pour partir quand même, ou pour partir moins cher. Ecotidien a décidé d’agir et de rassembler ici tous ces bons plans pour les mettre à la disposition de chacun !

    Vous avez une adresse de gîte à moitié prix ? Vous connaissez une petite crique secrète loin des plages bondées ? Vous avez découvert un site web où les billets d’avion ou de train sont à prix coûtants ? Vous avez des astuces pour éviter de payer une surtaxe de bagages ? Vous voyagez autrement, en fermes, en camping, en agritourisme, et vous entendez bien faire de nouveaux adeptes ? Vous avez mis au point une technique qui réduit votre budget vacances ? Vous avez passé des vacances inoubliables et voulez partager ce souvenir ? Au contraire, vos dernières vacances ont été un vrai fiasco, et vous avez décidé de mettre en garde les internautes ?

    Vos bons plans, vos bonnes adresses,vos expériences, vos conseils: n’hésitez pas à TOUT nous dire !

    Et pour que nous puissions échanger un maximum d’informations pratiques, nous mettons à votre disposition nos outils interactifs: n’hésitez pas à ajoutez vos photos dans Flickr, en ajoutant simplement le tag “ecotidien” au moment de les charger, à partager vos liens pertinents sur Delicious, en ajoutant également le tag “ecotidien”, et ils apparaîtront simplement sur ce blog ! Si vous avez envie obtenir un renseignement précis, vous pouvez aussi vous servir des Questions/Réponses Yahoo.

    Sans oublier les commentaires, où nous vous attendons…

    Bonnes vacances, et à vos claviers !

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    Ces jeunes obligés de s’expatrier

    Mercredi 20 mai 2009

    shanghaiEn France, c’est la crise et ils ne trouvent pas de jobs. Ils sont obligés de partir en Ecosse, en Chine, au Moyen-Orient pour trouver un emploi payé correctement ou monter leur entreprise. Reportage.

    Angleterre, Luxembourg, Qatar ou encore en Chine, plus rien n’arrête les jeunes Français en quête d’une meilleure vie professionnelle. Chômage, surqualification, conditions de travail médiocres, la France est loin d’être l’eldorado qu’elle fut jadis en matière de travail et la crise n’aide pas. Les suppressions de postes et les licenciements contraignent de jeunes diplômés à voguer vers de nouveaux horizons. Selon le registre mondial des Français établis hors de France, ils seraient 1.326.087 à avoir quitté l’hexagone. Les estimations fournies par les postes consulaires portent, elles, ce chiffre à environ 2,2millions d’expatriés. On trouve divers cas de figure, certains y vont pour leurs études, d’autres y trouvent de belles opportunités de carrières et bon nombre d’entre eux y vont à l’aventure : certains d’avoir plus de chances de trouver un emploi, en plus de l’enrichissement culturel et surtout le perfectionnement ou apprentissage d’une langue étrangère.

    Ce fut le cas de Mirvet. Titulaire d’un bac+5 en ingénierie chimie organique, elle a accomplie quelques stages en France, notamment au CNRS mais a décidé de finir ses études à Glasgow. « J’ai répondu à une offre de stage dans un laboratoire d’Amiens, je n’ai jamais obtenu de réponse, un camarade au même CV répond à cette annonce, trois semaines plus tard il est engagé, j’ai trouvé une meilleure offre à l’étranger alors j’ai décidé de partir» elle maîtrise cinq langues et comme bon nombre de chercheurs en France elle a décidé de s’expatrier. « La recherche publique en France est moins motivante que la privée car elle dispose de beaucoup moins de moyens, mais ces secteurs étant pour la plupart bouchés on est nombreux dans ma promo à être parti à l’étranger pour une thèse ou un premier emploi » D’autant que dans ce secteur, les salaires français « sont médiocres, comparés aux salaires Nord-Américains mais aussi du Nord de l’Europe. De plus, les grandes universités américaines et certaines universités européennes sont plus capables que nous d’offrir de bonnes conditions de travail, au-delà du salaire. Beaucoup proposent un « package » c’est-à-dire, indépendamment du salaire, une surface de travail et de l’argent pour s’installer professionnellement et recruter du personnel. En France, peu de structures ont cette capacité.» avoue le Dr Alain Ficher chef du service d’immunologie-hématologie pédiatrique à l’hôpital Necker. En effet, un salaire annuel de chercheur en France est de l’ordre de 28000 €, alors qu’un salaire d’un chercheur dans le cadre du programme européen « people » sera de 33800€ pas an en début de carrière et pourra atteindre les 78000€ pour les plus expérimentés, pas étonnant que les domaines comme l’économie et la biologie voient 40% de leurs jeunes chercheurs partir à l’étranger.
    Selon une étude établie par la MFE, les français établis à l’étranger perçoivent des salaires relativement élevés, 60,4% des expatriés interrogés déclarent gagner plus de 30 000 euros nets par an et 26,3% plus de 60 000 euros, comparé au 3,3 millions de smicards en France ça donne des envies d’évasion.

    L’évasion c’est ce qui a motivé Farid, un bac +2 en poche il accumule les petits boulots précaires et fini par penser qu’il n’avait plus sa place ici « J’en avais marre de la France, je passais des heures dans le métro ou dans les bouchons pour faire du télémarketing et gagner un SMIC, je sais bien que c’est dur pour une majorité de personnes et que tout le monde vit ce train-train quotidien mais moi j’en pouvais plus de voir tous les matins les même têtes et le temps pourri. J’ai décidé de partir, n’importe où tant que je changeais d’air, alors j’ai opté pour le Moyen-Orient. Ayant moi-même une double nationalité c’était beaucoup plus facile pour moi car je parlais la langue, je suis d’abord parti en repérage deux semaines à Doha au Qatar. J’en ai profité pour postuler dans quelques agences de marketing comme ça pour tester, une fois revenu en France je n’ai eu que des réponses favorables, j’avais du mal à y croire, mais le plus épatant, c’est le logement que me paye mon entreprise ».Il est vrai que le Moyen-Orient est pour les français le nouvel eldorado, entre Dubaï et le Qatar, les émirats font l’unanimité surtout pour les français d’origine maghrébine qui sont, pour les émiratis, les nouvelles élites. Avec une culture arabe et un savoir faire occidental ce sont les profils les plus recherchés par les entrepreneurs du Golfe et pour ce faire ils y mettent les moyens, salaires bien plus élevés qu’en France, appartements de haut standing financés par les entreprises, soleil et sourire en prime, pas étonnant qu’ils séduisent autant d’expatriés !

    Mais le pays qui résiste à l’envahissante crise reste celui reçoit le plus de ressortissants français sur ses terres, en effet la Chine ne cessent d’attirer les foules, et tous les reportages sur ses produits avariés n’y changeront rien, la croissance économique, y’a que ça qui compte. On estime qu’une centaine de jeunes français débarquent chaque mois à Shanghai dans l’espoir de trouver un emploi, continuer leurs études ou encore créer une entreprise. Les conditions sont tout de mêmes moins faciles, surtout pour trouver un logement « Trouver un logement de qualité avec une bonne connexion internet n’a pas été très évident, j’ai visité pas mal d’appartements j’en ai testé plusieurs aussi, jusqu’à ce que je trouve le bon ! J’ai ensuite commencé les cours ce qui a été un véritable plaisir même si le rythme est assez difficile, quasiment jamais de vacances et parfois cours le dimanche, mais ils sont d’une grande qualité. Je suis dans une faculté chinoise où différentes nationalités sont réunies c’est incroyablement enrichissant de côtoyer autant de personnes différentes et je ne regrette pas d’avoir choisi la Chine pour mes études. » nous confie Marie, étudiante à l’université du Wuhan.

    Outre l’envie de voyager et de découvrir d’autres cultures, certains français considèrent que les conditions de vies en France les poussent vers la porte de sortie. Toujours selon l’étude de la MFE, le niveau de chômage élevé et surtout la difficulté de trouver un emploi pour les personnes diplômées sont les principales raisons poussant les français à s’expatrier, ajoutons à ça « la bureaucratie envahissante et les impositions trop lourdes » et voilà la recette magique pour faire fuir nos jeunes cerveaux…

    Widad Ketfi

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    Les jardins d’éveil germent en France !

    Mercredi 20 mai 2009

    jardin-deveil-ecotidien1_390x282
    Crèche plus accessible ou école maternelle payante ? La sénateur à l’origine du concept des jardins d’éveil répond aux questions d’Ecotidien sur ce nouveau mode de garde très attendu par les familles, mais un peu moins par les enseignants…
    Seuls 20% des enfants de 2-3 ans sont scolarisés en TPS, très petites sections d’école maternelle. Pour les familles des 80% d’enfants non scolarisés, le choix d’un mode de garde est un vrai casse-tête, malgré la promesse du gouvernement de mettre en place 200 000 offres de garde d’ici 2012. Pour faire patienter les parents, Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille, a annoncé le mois dernier la création de 8000 places en jardins d’éveil entre la rentrée prochaine et 2011. Bien évidemment plus chères que l’école maternelle publique gratuite, ces jardins d’éveil payants seraient pourtant plus abordables qu’une nourrice à domicile et plus facilement accessibles que les crèches municipales, où seuls quelques bébés chanceux réussissent à obtenir un berceau. Ils permettraient aussi aux jeunes parents de poursuivre ou de reprendre une activité professionnelle et donc de dynamiser leur pouvoir d’achat…

    Monique Papon est sénateur UMP de Loire-Atlantique et co-auteur (avec Pierre Martin et Jacques Legendre) d’un rapport sur la scolarisation des jeunes enfants préconisant la mise en place de ces jardins d’éveil. Elle explique à Ecotidien l’impact que ce nouveau mode de garde aura sur le pouvoir d’achat des familles : « Comme pour les crèches, il est prévu que les parents puissent bénéficier des aides de la CAF et des collectivités territoriales, les parents payant en fonction de leurs revenus » Pour un plein temps, selon les villes, le tarif d’une crèche oscille entre 6 et 12% des revenus nets mensuels des parents: Nadine Morano a annoncé que les jardins d’éveil coûteraient 33% de moins aux parents, en moyenne. Afin d’inciter à l’inscription en jardins d’éveil, l’Etat, les collectivités et la CNAF discutent également d’un soutien financier personnalisé. La facture serait déductible des impôts, à même hauteur que les frais de crèche, soit 50% dans la limite de 2300 Euros par an. « Le dispositif des jardins d’éveil, payant, a vocation à demeurer complémentaire et en partenariat constant avec les structures préexistantes d’accueil de la petite enfance » prévient la sénateur en réponse aux détracteurs du jardin d’éveil.

    Car les syndicats d’enseignants voient dans ce nouveau mode de garde directement inspiré d’autres pays européens une remise en cause de l’école maternelle. Dans son journal interne, le SNUDI-FO dénonce une « privatisation » de l’école et un transfert des compétences nationales vers les collectivités territoriales, en clair, un désengagement de l’Etat. Pourtant, à l’heure actuelle, il semble que ces jardins d’éveil répondent à une demande concrète. Caroline, professeur des écoles, explique : « Pour qu’un enfant entre à l’école maternelle, il doit être propre (ne plus porter de couche) et respecter des règles de vie en collectivité : siestes à des horaires imposées, repas pris sans aide par exemple. Nombre d’enfants entre 2 et 3 ans n’ont pas ces acquis, et ceux qui les ont ne peuvent, faute de place, être acceptés en école maternelle. Dans ce contexte, les jardins d’éveil peuvent être une bonne passerelle entre la maison ou la nourrice et l’école.» Elle précise toutefois que les collectifs d’enseignants et de parents veilleront à ce que le jardin d’éveil reste uniquement dédié aux 2-3 ans et ne s’étendent pas aux plus de 3 ans, afin de ne pas « concurrencer » l’école.

    Un point de vue partagé par de nombreux experts et spécialistes des jeunes enfants auditionnés pour le rapport du Sénat qu’a conduit Monique Papon « Ils reconnaissent que ce type de transition entre la crèche et l’école maternelle leur paraît nécessaire car les enfants de cet âge (2 à 3 ans) sont un peu grands pour fréquenter la crèche (qui accueille les bébés dès l’âge de 3 mois, ndlr) et encore un peu petits pour l’école » souligne-t-elle. La mise en place de jardins d’éveil permettra aussi aux parents de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle, en leur proposant un mode de garde adapté. Un vrai coup de pouce pour leur pouvoir d’achat. En effet, à défaut de crèche et avec le coût élevé d’une assistante maternelle ou d’une nourrice à domicile, « le taux d’activité des femmes a tendance à chuter sous la barre des 60 % en présence de deux enfants dont au moins un de moins de 3 ans et s’effondre même à 37 % en présence de trois enfants ou plus dont au moins un de moins de 3 ans » décrypte pour nous Monique Papon. Sur l’année dernière, d’après la CAF, près de 600 000 parents ont renoncé à leur emploi au profit d’un congé parental rémunéré à environ 580 Euros par mois, dont la moitié l’auraient fait par obligation financière (lire l’enquête d’Ecotidien « Congé parental : travailler moins pour gagner plus ? » à ce sujet). Dans ce contexte précis, les jardins d’éveil apparaissent comme une solution alternative et économique.

    Quant à savoir quand les parents pourront remplir et envoyer leur dossier d’inscription, rangez vos stylos, ça ne sera pas généralisé tout de suite. Monique Papon nous confirme que la mesure est actuellement de nature expérimentale, laissée à l’appréciation des communes selon les moyens dont elles disposent (locaux disponibles, personnels qualifiés sur place) Par ailleurs, certaines municipalités comme Paris ont déjà annoncé qu’elles n’étaient « pas candidates » à la mise en place de jardins d’éveil, s’opposant à ce qu’elles considèrent comme un « démantèlement de l’école publique », peut-on lire sur le blog d’Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris.Le SNUDI-FO, lui, demande directement l’abandon du projet. Le concept des jardins d’éveil est donc encore à l’état de petite graine, et les jeunes familles devront attendre plus de 9 mois pour juger de leur impact concret sur leur porte-monnaie.

    Marlène Schiappa

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    En mai, sors où il te plaît !

    Mardi 5 mai 2009

    Les Français apprécient les multiples ponts de mai (qui ne sont pas si nombreux que cela, contrairement aux idées reçues : 11 jours fériés par an, pile dans la moyenne européenne) mais avec le pouvoir d’achat toujours en berne (les dernières études parlent de -1% par rapport à l’an dernier) difficile de passer tous les week-ends en bord de mer ou au restaurant. …
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