Archive du mois de juin 2009

    Le vendredi, je travaille de mon lit !

    Mardi 30 juin 2009

    65% des grandes entreprises autorisent leurs salariés à télé-travailler. En quoi est-ce bon pour leur pouvoir d’achat ? Marlène est allée leur demander.

    En Europe, on estime à 17 millions le nombre de personnes travaillant de chez elles, dont environ un tiers de salariés. Au Danemark, 42% des cadres (source: INSEE) supérieurs travaillent de leur appartement ! A cause de ou grâce à (selon votre opinion) Frédéric Lefebvre, en France, le ‘’télétravail ‘’est assimilé au travail des personnes en arrêt maladie. Or, depuis déjà une dizaine d’années, il se met en place dans des entreprises françaises. Le principe est simple : la part de vos missions qui ne requiert pas votre présence physique, vous la faites de chez vous, et votre salaire est maintenu !

    Répandu dans les métiers du web, le télétravail a fait l’objet d’une loi proposée par la secrétaire d’Etat à l’économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet et promulguée le 9 juin dernier. Tout récemment, France Télécom a même annoncé la signature d’un accord avec les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC) : sous condition de présence dans les locaux 2 jours par semaine, les salariés qui le demandent pourront boucler leurs dossiers de chez eux. Pour les employeurs, le télétravail permet d’économiser sur le matériel, mais aussi d’éviter les problèmes liés à l’absentéisme. « Vous vous êtes cassé la jambe ? Rien ne vous empêche de travailler sur votre ordinateur, sans vous déplacer » affirme Amelle, patronne d’une PME de services aux entreprises et adepte du télétravail. « En outre, terminées les facture de téléphone personnelles, les photocopies abusives et les impressions de photos de vacances aux frais du patron ! » ironise-t-elle. Le télétravail serait économique pour l’entreprise. Et pour les salariés ?

    Driss affirme économiser plus de 550 € par mois depuis qu’il travaille de sa salle à manger. Chargé d’études marketing, il a adopté ce mode de fonctionnement voilà près d’un an et en est pleinement satisfait. Il fait, pour Ecotidien, la liste précise des postes de dépense diminués : « Pour les transports, on passe de 150 € pour l’essence et le parking à 0 €. Pour les repas, je dépensais 90 € de cantine plus une trentaine pour les repas en brasseries avec des collègues. Maintenant, je mange les restes de la veille ou je me fais une assiette de pâtes, ça me revient à moins d’ 1€ par jour. J’ai aussi économisé sur les frais de garde ! » Jeune père divorcé, Driss vit avec ses enfants du jeudi soir au samedi soir. Entre la sortie d’école et le retour du bureau, il devait s’adjoindre les services d’une nourrice. « En gérant mon emploi du temps moi-même, je vais chercher mes enfants à 17 heures et je rattrape les 2 heures de travail le soir ou la nuit, après leur coucher. 300 € de garde en moins à payer chaque mois ! » En revanche, charge à lui de s’équiper, et son ordinateur lui a fait la mauvaise surprise de rendre l’âme la semaine dernière : « J’ai investi 1400 € pour en acheter un nouveau, et 39 € dans une webcam pour les réunions en visioconférence, mais si on lisse sur l’année, je suis gagnant ! »

    Mais tous les salariés ne montrent pas autant d’optimisme. Véronique, 41 ans, déléguée du personnel, est clairement réticente et n’a pas peur d’assimiler la pratique à de l’esclavage. « Je suis chef de pub, autrement dit commerciale. Je peux très bien passer des appels de chez moi, remplir des dossiers et envoyer des mails. Mais ça signifie que je devrais travailler le soir, le week-end, pendant les vacances. Je n’ai pas envie de ça ! Je veux laisser les problèmes du travail au travail, et pas devoir dire à mes amis venus dîner chez moi : je vous laisse, mon patron me sonne ! » En outre, pour Véronique, c’est clair et net : le télétravail nuit à son pouvoir d’achat. Il inciterait aux heures supplémentaires gratuites, ce qui ferait baisser son taux horaire. « Et je ne parle même pas de la facture d’électricité la journée, si vous travaillez de chez vous avec téléphone, ordinateur, et j’imagine un peu de musique pour égayer cette ambiance ! »

    Véronique va même plus loin en accusant le télétravail d’être un principe ‘’anti-salariés’’ : « Sans rencontre physique, difficile de s’organiser autour d’un syndicat ou de représentants du personnel, c’est-à-dire les défenseurs du pouvoir d’achat des salariés ». Pourtant, elle-même avoue avoir eu recours au télétravail dans des circonstances bien précises. Il y a 5 ans, elle était au chômage et pour arrondir ses fins de mois… et faisait du télésecrétariat ! « Je n’avais pas vraiment le choix. Je touchais 750 € net par mois et grâce au télésecrétariat fait le week-end et le soir de chez moi, j’ai pu gagner jusqu’à 450 € en plus. » Elle se souvient : « Travailler jusqu’à 3 heures du matin avec un conjoint qui fait la gueule parce qu’il voudrait dormir, ce n’est pas la panacée ! » Ce qui est aussi le lot de nombreux travailleurs indépendants et non-salariés.

    La décision d’utiliser le télétravail revient aux DRH et aux dirigeants, mais ceux-ci sont de plus en plus nombreux à s’essayer à la méthode, en raison également des économies d’énergie qu’elle engendre : Amelle, la patronne de PME, l’affirme : « Moins de voitures, moins de transports, moins de pollution. Et pas de cantine ou de salle de pause à climatiser ou à chauffer! » Grâce aux tchats et aux conversations en ligne comme MSN, Facebook*, Twitter**, et au développement des smartphones où vous pouvez recevoir vos mails en temps réel, la communication avec l’entreprise se poursuit en permanence. Sur Second Life, certains construisent même des îles dédiées à leurs réunions. D’après l’INSEE, 65% des entreprises de plus de 250 salariés, et 15% des entreprises de 10 à 19 salariés ont recours au télétravail en 2009. Pourtant, aujourd’hui encore, demander pendant un entretien d’embauche si on peut travailler de son lit le vendredi a tendance à faire sourire l’employeur…
    Marlène Schiappa

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    Les mini-accros du shopping

    Lundi 29 juin 2009

    Elles ont 20 ans, sont de classe moyenne ou populaire, vivent chez leur parents. Et dépensent l’équivalent de votre salaire mensuel en vêtements ! Widad a enquêté sur ces mini-accros au shopping.
    Vous les croisez dans le métro, arborant un sac Lancel à 780€, des chaussures Prada à 450 €, et tous les accessoires haute-couture imaginables. Et quand on les voit passer, dans notre robe H&M achetée en soldes 19€90, on les déteste, on les jalouse et on se rassure comme on peut : on se dit que ça ne peut être que de la contrefaçon.
    Eh, bien ! non, ces Rebecca Bloomwood (personnage du livre et du film Les Confessions d’une accro du shopping) en herbe existent bien, et pour rien au monde elles ne porteraient des imitations ! Elles ne sont pas pour autant financièrement aisées, mais consacrent 80% de leur budget à leurs petites (grandes) emplettes. La crise économique ? Restons polis s’il vous plait ! Tout ce qui touche les finances de près ou de loin est le cadet de leurs soucis, quant à leur pouvoir d’achat, il est bien au dessus de la moyenne. Mais comment des jeunes en situation professionnelle précaire peuvent s’offrir des produits haut de gamme alors que 22% des jeunes de moins de 26 ans sont au chômage, et 5% des surendettés ont moins de 25 ans ?

    Sabrina, 22 ans, n’a pas encore le salaire d’un smicard mais a déjà les gouts de luxe de Carrie Bradshaw. «Je suis en alternance, je ne gagne pas énormément (80% du smic) mais je dois avouer que je ne rate pas une occasion de me faire plaisir, jusqu’à ce que ma carte bleue me dise non ! Je me dis que je suis jeune, pour l’instant je n’ai rien à payer puisque je vis chez mes parents alors en attendant je ne me prive de rien » son dernier achat de plusieurs centaines d’euros (735 pour être précis), un magnifique sac de créateur qui hante mes nuits depuis que je l’ai croisé place de l’Opéra. Si j’avais succombé à son charme, j’aurais du mettre de côté l’équivalent de 2 ans de factures de téléphone mobile !

    Mais pour Sabrina pas de problème, elle se serrera la ceinture en attendant la paye du mois suivant, En attendant, elle peut profiter de son sac le cœur léger puisque, comme bon nombre de jeunes qui vivent chez leurs parents, elle n’a pas de réelle responsabilité financière. Pas de loyer, pas de charges, pas d’impôts, pas de courses… en somme que du bonheur et 800 € ‘’d’argent de poche’’ par mois à la clé.

    Julie, étudiante sans aucun revenu fixe, ne se pose pas non plus de questions sur le pouvoir d’achat. Alors elle achète sans compter, et surtout sans jamais vérifier s’il lui reste de l’argent sur son compte. « J’avoue que je ne regardais que très rarement mon relevé de compte, en fait j’avais peur de voir les dépassements que j’avais pu faire dans le mois. Seulement une fois, je suis partie trop loin dans l’excès, j’étais à 1500 €. Après plusieurs semaines d’agios, mon père a comblé le tout ! »

    Ce phénomène touche plus particulièrement les filles, ceci dit les garçons ne sont pas en reste. Mehdi a 26 ans, il travaille dans une boutique de luxe et vit encore chez ses parents. En attendant de prendre son envol, il se ruine en shopping. Hugo Boss, Cerruti ou encore Prada n’ont aucun secret pour lui. Mehdi fait de son élégance une priorité. « Je suis conscient d’abuser par moments, mais j’ai du mal à dire non à un bon vendeur. Alors je me retrouve parfois avec des produits dont j’ignore totalement l’utilité, comme la dernière fois chez le coiffeur, quand la coiffeuse m’a vendu un coffret Kerastase à 120 € pour les cheveux abîmés. J’ai les cheveux super courts j’ai pas vraiment besoin de leur mettre du lait réparateur, mais bon je me suis dit pourquoi pas. » Impensable pour lui de prendre son indépendance aujourd’hui : un loyer parisien, pour une petite surface, tourne autour de 700€. Ce qui correspond à son budget accessoires…

    Quand on vit dans l’opulence, il est compréhensible de ne pas avoir de réelle valeur de l’argent, mais ces jeunes sont loin d’avoir grandit dans l’abondance. Il s’agit uniquement de jeunes issus de classes populaires ou moyennes, dont les parents ont des revenus limités. Ce genre d’inconscience quant à la valeur de l’argent serait plutôt lié à une vie de frustration. En psychologie, on dit que l’argent est un moyen de dominer les autres, le dépensier cherche ainsi à montrer à quel point il domine son entourage. Quand tous autour affichent une certaine fortune, d’aucun pourraient développer un léger complexe d’infériorité. A la première rentrée d’argent, on se prouve à soi même qu’on a les moyens de se les offrir, quitte à manger des sandwiches à rien pendant des mois…
    Widad Ketfi

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    Vous avez été cambriolés: vos réactions…

    Samedi 27 juin 2009

    WikiPost: nous vous avons demandé comment prévenir les cambriolages et comment réagir quand on en est victime. Voici vos réponses…

    3% des Français seront cambriolés cette année, d’après l’INSEE. Mais halte aux idées reçues sur les voleurs nocturnes: 80% des cambriolages ont lieu en journée, la plupart entre 14h et 16h, et le forfait dure 5 minutes en moyenne ! (source: Observatoire de la Sécurité) La Ministère de l’Intérieur dédie une rubrique de son site au problème. Il y délivre des conseils de bons sens toujours utiles: ne pas inscrire son adresse sur ses clés, fermer la porte à double tour, confier l’appartement à son gardien en cas d’absence… Vous le saviez déjà ? Pourtant, seuls 42% des Français (source: INSEE) ont équipé leur logement de portes blindées, vitres anti-effraction ou serrures trois points.

    Et les internautes d’Ecotidien, qu’en disent-ils… ?

    Gnu en a fait la triste expérience et le confirme : « Dans mon cas ils ont agi le lundi matin en semaine, le moment où il n’y a personne… » Mais la présence des habitants n’arrête pas toujours les voleurs. Ainsi, Val a été cambriolée alors même qu’elle dormait dans une pièce de son pavillon. Les voleurs sont entrés par une fenêtre laissée ouverte…

    Pour éviter que les cambrioleurs n’accèdent à votre demeure, Philippe nous donne un conseil judicieux : si vous possédez un GPS, retirez toute mention assimilable à votre domicile (maison, home, chez moi, etc) qui pourrait conduire trop directement le voleur de voiture ou de GPS à votre adresse !

    Un chien permet-il d’éloigner les cambrioleurs potentiels ? Sans aucun doute pour Le Baladin des Saveurs. Il vous recommande de prendre un chien petit et hargneux, facile à promener pour les personnes âgées. En revanche, Celvira04, dont le berger allemand a été traumatisé par un cambriolage, nous met en garde : « Un chien n’est pas une arme, c’est un être vivant, il peut être agressé par les cabrioleurs ! » Snooker abonde dans son sens, demandant aux propriétaires de chiens de défense s’ils mettraient « leurs enfants de 5 ans dans les pates d’un voleur » pour le faire fuir. Kosmo, lui, se demande si on risque quelque chose si « le chien arrache la jambe du voleur ! »

    Vierax incite chaque nouveau locataire à faire changer la serrure de son appartement, surtout quand il s’agit de « logements étudiants dont le locataire change chaque année » Justement, Pascal, serrurier à Paris, vend entre autres des portes blindées. Il explique, d’après son expérience, que les cambrioleurs ne passent « pas plus de 5 minutes à essayer d’ouvrir une porte ». Ainsi, il commercialise des portes haute sécurité, que nul ne peut ouvrir en moins de 15 minutes. De quoi faire fuir les cambrioleurs qui, rappelle-t-ils « sont pressés et n’ont pas envie de se faire prendre ! » Mais une telle porte peut couter jusqu’à plusieurs milliers d’Euros !

    Pour éviter de les tenter, Nitrus suggère de faire venir des amis chez vous en votre absence, ou de pratiquer l’échange de maisons. Une présence permanente devrait dissuader les cambrioleurs ! A défaut, Djilali propose de tromper la surveillance des voleurs et d’agir en amont, en faisant « relever votre courrier par un voisin ». Mais Dominique, un brin fataliste, affirme que les cambrioleurs n’ont peur de rien. La preuve ? « Ils attaquent même des banques avec coffres et portes blindées. »

    Si vous avez tout de même été cambriolé, première chose à faire: déposer une plainte au commissariat le plus proche, et déclarer le cambriolage à votre assurance sans tarder. D’après le Code des assurances (L. 113-2, al. 4) vous avez 2 jours pour le faire.

    Même si toutes les assurances ne jouent pas toujours le jeu (certains contrats ne couvrent pas les caves, balcons ou dépendances par exemple) vous semblez plutôt satisfaits des vôtres. Quelques conseils pratiques toutefois, donnés par Marc, assureur : prévoir une liste précise de vos objets de valeur, garder les doubles de vos factures dans un lieu différent (chez des parents ou des amis) et des copies des actes notariés en votre possession. Le délai d’indemnisation prévu est de 90 jours maximum. « Mais comment le vol d’objets sentimentaux ou de photos de famille pourra-t-il être compensé par une assurance ? » se demande Philippe

    Merci à toutes et tous pour votre participation !

    Marlène Schiappa

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    Permis blanc : le chantage au chômage

    Jeudi 25 juin 2009

    S’ils perdent leur permis de conduire, ils perdent leur emploi et leur salaire. Une raison pour laisser les délinquants routiers au volant de leurs voitures.. ?

    Commerciaux, chauffeurs de taxis, infirmiers à domicile… Pour tous ces professionnels, le permis de conduire est une condition sine qua non au maintien de leur activité. « Le dernier commercial de mon service qui ait perdu son permis de conduire a été renvoyé sur le champ » explique Jacques, vendeur itinérant de 41 ans. Et ceux qui échappent au renvoi n’échappent pas au chômage technique : « Pour des suspensions de permis temporaires, on nous fait comprendre qu’il faut poser des congés sans solde. Et on n’est évidemment pas payé. » se plaint Jacques, qui explique rouler très prudemment dans la peur de perdre son gagne-pain. Dans ce contexte, c’est clair : plus de permis, plus de travail.

    C’est en réponse à ce type d’argumentaires pragmatiques que les juges accordaient parfois en toute légalité des permis dits ‘’blancs’’. Ce système permettait aux automobilistes en activité professionnelle de bénéficier d’un aménagement de leur suspension de permis. Ils continuaient ainsi à rouler, malgré leurs infractions et leurs sanctions. En 2003, une série de mesures en faveur de la sécurité routière a mis fin à ce mode de fonctionnement. Le but ? Faire baisser les chiffres de la criminalité en voiture. Les amendes ne sont, en effet, pas toujours dissuasives. Didier, notre commercial, en sait quelque chose. Il a récemment écopé de « 135 € pour un excès de vitesse, je n’avais pas vu le radar… » Grâce à une procédure arrangeante, il a tout de même pu conserver son permis, délesté seulement de 4 points.

    Depuis, Jacques essaie de prendre garde à respecter les limitations. « Ce n’est pas tant par peur de l’accident, mais surtout parce que mon patron m’a dit qu’il ne paierait pas l’amende. Et qu’au prochain écart, je rejoindrais le rang des licenciés… » Mais la peur du gendarme ne devrait pas faire effet très longtemps. Une affaire judiciaire fait grand bruit en ce moment : le permis de conduire d’un chauffeur de taxi coupable de 11 infractions aurait du être suspendu en mars dernier. Mais le juge, sensible aux risque de perte de revenus, a décidé de passer outre la loi de 2003 et de rétablir un « permis blanc » pour lui. Créant une jurisprudence. Désormais, la carte « Je vais perdre mon emploi » sera considérée comme juridiquement recevable.

    Patrick Yllouz, l’avocat de l’association ‘’40 millions d’automobilistes’’ précisait hier à Auto Moto que le principe n’est pas de restituer le permis à tous les conducteurs qui en ont été privés, mais ” de le restituer aux personnes qui ont commis de petits excès de vitesse. Ils n’ont pas commis d’infraction grave et répété.’” Si on en croit les propos des associations, le permis de conduire serait une « liberté fondamentale ». Pour Séverine, avocate spécialiste du droit du travail, la perte du papier rose est souvent invoquée dans les cas de licenciements. « De surcroît en période de crise, les juges sont très attentifs à ce type de requêtes » La sécurité de l’emploi primerait donc sur la sécurité routière !

    L’année dernière, la justice a retiré plus de 6000 permis de conduire. Le Ministère des Transports a enregistré une baisse de 7% des tués sur la route, mais 4.275 personnes ont tout de même trouvé la mort dans un accident de voiture l’année dernière en France. Soit presque 12 personnes par jour.

    Marlène Schiappa

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    WikiPost: J’ai été cambriolée !

    Mardi 23 juin 2009

    Tous les étés, des centaines de milliers de personnes sont cambriolées en France. Comment l’éviter ? Après coup, comment se faire indemniser par son assurance ?


    Halte aux idées reçus et à l’image du voleur nocturne: 80% des cambriolages ont lieu en journée, la plupart entre 14h et 16h, et le forfait dure 5 minutes en moyenne ! (source: Observatoire de la Sécurité)

    La Ministère de l’Intérieur dédie une rubrique de son site au problème. Il y délivre des conseils de bons sens toujours utiles: ne pas inscrire son adresse sur ses clés, fermer la porte à double tour, confier l’appartement à son gardien en cas d’absence… Vous le saviez déjà ? Pourtant, seuls 42% des Français (source: INSEE) ont équipé leur logement de portes blindées, vitres anti-effraction ou serrures trois points. Et vous ?

    Si vous avez tout de même été cambriolé, première chose à faire: déposer une plainte au commissariat le plus proche, et déclarer le cambriolage à votre assurance sans tarder. D’après le Code des assurances (L. 113-2, al. 4) vous avez 2 jours pour le faire.

    Mais les assurances ne jouent pas toujours le jeu. Certains contrats ne couvrent pas les caves, balcons ou dépendances par exemple. D’autres réclament photos des objets volés, factures, actes notariés, et repoussent ainsi le délai d’indemnisation initialement prévu à 90 jours maximum.

    Et vous, faites-vous partie des 3% de Français cambriolés l’année dernière, d’après l’INSEE ?

    Si non, comment faites-vous pour vous protéger ?

    Si oui, votre assurance vous a-t-elle indemnisé ou pas complètement ?

    * Grâce à la participation des internautes d’Ecotidien, nous vous proposerons une synthèse des bons plans “anti-cambriolages” et de vos conseils sur les assurances. Les commentaires sont à vous…

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    Les sneakers addicts ! (vidéo)

    Lundi 22 juin 2009

    Des baskets à plus de 400 €, des collections de 50 paires… qui sont les accros aux sneakers ?

    Elle existe depuis plus de 50 ans et n’est jamais passée de mode : la sneaker. Au fil du temps, de nouveaux labels ont émergé, comme la « basket équitable » Veja qui a rapporté 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires à ses fondateurs en 2008. Il y a aussi les vrais pièces de collection… pour lesquelles les fans sont prêts à claquer plusieurs centaines d’euros tous les mois. Iris Hartl est allée à la rencontre de ses « sneakers-addicts »…

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    Les pères prennent le pouvoir

    Samedi 20 juin 2009

    Dans les années 50, les choses étaient claires : les femmes cuisinaient des tartes aux pommes pendant que les hommes allaient gagner de quoi les acheter. Mais depuis que les femmes ont commencé à travailler, les choses ont changé.

    Avec le Mouvement de Libération de la Femme, et maintenant que près de 80% des mères de famille ont un emploi à plein temps selon l’INSEE, on en demande encore plus à ces messieurs. Ils doivent changer les couches, préparer les repas, acheter eux-mêmes les tartes aux pommes et participer à la kermesse de l’école. Dernièrement, un nouveau nom a même été donné à ces nouveaux-pères par une grande marque de cosmétiques : les « novo casual ».

    Après le métrosexuel (David Beckham) qui tartinait son visage imberbe d’anti-rides à 150 € les 100 ml, puis l’über sexuel (Georges Clooney) qui se tartinait aussi d’anti rides mais ne se rasait plus en signe ostentatoire de virilité, place, donc, au novo casual. Les magazines people (plus de 500 000 exemplaires de Public vendus par semaine, et près de 400 000 de Closer) ont unanimement élu Patrick Dempsey, égérie de L’Oréal, pour incarner ce renouveau masculin. Son atout charme ? C’est un bon père de famille. Tout simplement.

    « Patrick Dempsey qui pousse un caddie dans un supermarché, c’est novateur, ça fait vendre des magazines ! » affirme une journaliste spécialisée dans l’actualité des gens célèbres. Si vous et moi n’avons pas attendu que le Docteur Mamour de Grey’s Anatomy pousse un caddie pour aller faire nos courses en famille, ce qui est plus étonnant, c’est de constater que l’image du playboy option « une femme dans chaque port » ne fait plus recette. Et qu’on lui préfère celle d’un simple « marié, 2 enfants ». Aujourd’hui, les acteurs et les personnalités préfèrent valoriser et médiatiser leur quotidien le plus banal. « Avant, les gens voulaient lire des histoires de strass et de paillettes. Aujourd’hui et on le voit encore plus avec la crise, c’est le quotidien qui les intéresse. Savoir dans quelle école vont les enfants de Brad Pitt, si Jude Law a trouvé une nounou pour les siens, ou même voir Barack Obama jouer dans le jardin avec ses filles, est plus palpitant pour nos lecteurs que de savoir si Naomi Campbell a exigé une piscine de champagne dans sa loge. »

    Caroline est caissière dans un magasin parisien depuis près de dix ans, et elle a remarqué que les pères de famille avaient une manière différente de consommer de celle des mères. « Rares sont ceux qui ont des listes de courses. Ils font à l’instinct. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas eux qui achètent en majorité des pizzas surgelées. Les pères qui passent par ma caisse déposent plutôt de la viande et des légumes sur le tapis. Même s’ils cèdent en général plus facilement aux demandes des enfants d’avoir un petit Kinder ou un paquet de bonbons devant l’entrée » Pour Caroline, une chose demeure : les pères regardent moins à la dépense que leur compagne.

    Mais ce qui peut passer a priori pour une tendance légère a, en fait, une portée bien plus profonde. En mettant la paternité sur le devant de la scène, c’est tout le schéma familial qui se rééquilibre. Les demandes faites par l’association SOS Papa pour généraliser la garde partagée des enfants en cas de divorce par exemple, ont plus de poids si elles sont popularisées par des célébrités ou par les médias. Pour le bien de tous : dans un sondage BVA paru en janvier dernier, 81% des Français admettaient que si les pères consacraient plus de temps à l’éducation des enfants et aux tâches familiales, les femmes pourraient, elles, en consacrer plus à leur carrière.

    L’Observatoire de la Responsabilité Sociétale en Entreprise a même édité un guide téléchargeable gratuitement, destiné à promouvoir la parentalité en entreprise… auprès des salariés masculins. Ce qui passe par des actions de communication, mais aussi et surtout par une augmentation de leur pouvoir d’achat : le congé paternité de 11 jours, pris par près de 70% des pères d’après le Ministère de l’Emploi, s’accompagne dans la plupart des cas d’une baisse de rémunération. Et si prendre une pause est bien accepté dans certains milieux aisés, ça reste encore difficile pour les pères qui occupent des postes plus précaires.

    Loin de se laisser désespérer néanmoins, certains sont prêts à poser un congé parental de 3 ans : d’après le Credoc, en France, 10 000 pères seraient actuellement au foyer, ce qui représente… à peine 1% des 536 000 parents en congé parental, rappelait Nadine Morano au Figaro la semaine dernière. Et ces 10 000 pères seraient au top de la tendance, d’après notre journaliste people : « Matthew Mac Conaughey, lui aussi, a affirmé qu’il envisageait sérieusement de devenir père au foyer pour permettre à sa femme, top modèle Brésilien, de se consacrer à sa carrière ! »Des gens comme nous, on vous dit…

    Marlène Schiappa

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    Corinne Lepage : « Il faut arrêter de dire aux gens de prendre des douches à la place des bains ! »

    Vendredi 19 juin 2009

    Corinne Lepage répond aux questions d’Ecotidien sur l’écologie, un sujet « euphorisant »

    Ancienne ministre du gouvernement Juppé, cette avocate spécialisée en droit de l’environnement s’est fait connaître en gagnant un procès à la Erin Brockovitch, où elle défendait des collectivités locales contre un pétrolier américain, en 1978. Co-fondatrice et Vice-Présidente du MoDem de François Bayrou, elle est député européenne de la région Nord-Ouest depuis les dernières élections.
    Ecotidien : Bonjour Corinne Lepage. L’écologie est à la mode. Avez-vous peur qu’elle se démode ?
    Corinne Lepage: Non, pas du tout, ça ne se démodera pas. Pour une raison simple: c’est le grand défi du XXIè siècle. Au-delà de l’écologie, je préfère parler d’un projet de société durable. Et ce qui est durable, c’est notre avenir, et l’avenir ne peut pas se démoder !

    Ecotidien : Les Français sont un peu lassés d’entendre des discours moralisateurs sur l’écologie et le développement durable. Comment en parler sans être culpabilisant ?
    Il faut absolument arrêter de culpabiliser et de donner des leçons. Ce n’est pas cela, l’enjeu. L’enjeu, c’est se rapprocher, vivre ensemble, vivre mieux: c’est le contraire de culpabilisant, c’est euphorisant ! Je ne participe pas de ce discours ambiant, qui dit que c’est à chacun de faire de petits efforts quotidiens pour lutter, par exemple, contre le réchauffement climatique. Il faut arrêter de dire aux gens “ne prenez pas de bain, prenez des douches” comme si ne pas prendre un bain allait donner de l’eau aux habitants des pays du Sud ! On est tous responsables, d’accord, mais certains sont plus responsables que d’autres. C’est aux politiques, aux entreprises, de prendre leurs responsabilités et de mettre en place des stratégies efficaces.

    Ecotidien : Des stratégies efficaces pour répondre en priorité aux problèmes écologiques ou aux problèmes économiques ?
    Corinne Lepage: On ne doit pas séparer l’un de l’autre. On ne peut pas résoudre des problèmes économiques sans prendre en compte l’écologie, on ne peut pas non plus faire de l’écologie ou du durable sans s’attaquer aux questions économiques. Cette crise n’est pas une crise économique, c’est la crise d’une société de développement. Donc c’est toute la logique de développement que nous devons remettre en question, il faut s’attaquer au tout. Comme je vous le disais, c’est LE projet du XXIè siècle.

    Ecotidien : Après les Européennes, Nathalie Kosciusko-Morizet a accusé la gauche plurielle, et notamment Dominique Voynet, de n’avoir pas pris une seule mesure concrète en faveur de l’environnement. Finalement, l’écologie, c’est de droite ?
    Corinne Lepage: Ni de droite, ni de gauche, c’est trop important pour être classifié.

    Ecotidien : Et vous, pensez-vous faire partie du prochain remaniement ministériel ?
    Corinne Lepage: Je l’entends dire ici ou là. Mais pour l’instant, c’est simplement une rumeur.

    Ecotidien : Le souhaitez-vous ?
    Corinne Lepage: Ce n’est pas à l’ordre du jour actuellement… Nous verrons bien.

    Propos reccueillis par Marlène Schiappa

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    Le Livret A est-il un bon plan ?

    Mardi 16 juin 2009

    Depuis le 1er Janvier 2009, les banques peuvent commercialiser le Livret A. Mais pour l’épargnant, détenir un placement rémunéré à 1,75 % l’an, est-ce vraiment un bon investissement ?


    Tous les coups sont permis depuis que la chasse gardée de la Banque Postale et de la Caisse d’Epargne a volé en éclat. En période de crise et en manque de liquidité, l’ouverture du marché du Livret A est une bouffée d’oxygène pour les banques: ça représente un encours de 140 milliards d’euros avec pas moins de 46 millions de personnes possédant un Livret A.

    Elles n’ont donc pas lésiné sur les moyens pour acquérir de nouvelles parts de marché : spots publicitaires, remboursement des frais de transferts, bonus sur la rémunération, dépôt initial offert…. Mais très rapidement, ce marché tant convoité a incité certaines agences bancaires à jouer avec la réglementation : débit de manière autoritaire, souscription du Livret A sans consentement et sans signature par téléphone, une pratique assimilée à de la vente forcée. « Ma banquière m’appelle tous les jours pour me proposer son livret A ! » assure Albert, quinquagénaire qui se pose la question de l’utilité d’un tel placement, devant tant d’acharnement.

    Certes la manne que représente le livret A est cruciale pour les établissements financiers, mais cette épargne est-elle réellement un bon placement pour les épargnants ?

    Réponse sans appel des experts: oui ! Placement sûr, en liquide, intérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux sont des atouts non-négligeables. Même si la rémunération reste faible et le dépôt plafonné à hauteur de 15 300 euros, de toute évidence le livret A est un placement idéal pour faire face à un coup dur ou un coup de cœur. D’autant que sur le marché du court terme les offres ne sont pas légion et pour la plupart fiscalisées : qu’il s’agisse des SICAV monétaires (1), de compte à terme (2), ou de livret bancaire (3).

    D’après les gestionnaires, détenir un livret A dans son patrimoine financier est indispensable, mais en ayant à l’esprit que c’est un placement exclusivement de trésorerie. En revanche, si votre objectif est de préparer l’avenir de vos enfants, constituer votre retraite, organiser votre transmission de patrimoine, ou faire fructifier votre capital, le contrat d’assurance vie permettra de mieux répondre à ces objectifs. Mais dans ces cas précis, le livret A est surtout un bon plan pour votre banquier !

    (1) Le taux de rendement n’est pas connu à l’avance mais se rapprochera des taux du marché monétaire, Les Sicav monétaires présentent l’énorme avantage de proposer une valorisation au jour le jour.
    (2) Le compte à terme, appelé également dépôt à terme, est un compte épargne où l’argent investi est bloqué pendant une certaine période contre une rémunération prévue au départ .Cette période s’étend de 1 mois à 5 ans selon les établissements bancaires. Il offre une rémunération et un capital garantis, et plus la durée d’immobilisation des fonds est longue, plus la rémunération est élevée.
    (3) le taux d’intérêt n’est pas réglementé, il est diffusé par l’ensemble des banques, aucun plafond.

    Chaker Nouri

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    Couples gays : les rois du pouvoir d’achat ?

    Lundi 15 juin 2009

    CSP +, en couple, sans enfant… dans l’inconscient collectif, les gays sont forcément épargnés par la crise. Dans la réalité…

    Une étude marketing américaine estime à 835 milliards de dollars le pouvoir d’achat des gays aux USA en 2011. Actuellement, aux Etats-Unis, ils sont plus de 16 millions : loin d’être une simple niche, les gays et lesbiens représentent aujourd’hui un vrai marché !

    Mais si l’inconscient collectif imagine les couples homosexuels comme des CSP+ aux faibles charges fixes, dans la réalité, il est difficile de vérifier ces idées reçues : les seules statistiques fiables existantes sur les gays touchent au VIH. Pour le reste, même les familles homoparentales, estimées à plus de 40 000 en France par les associations, sont absentes des chiffres officiels de l’INSEE et simplement inclues dans la case « familles recomposées », ce qu’elles sont aussi parfois. Alors, les couples gays et lesbiens sont-ils vraiment épargnés par la crise ?

    Pour Yannick Barbe, co-fondateur et rédacteur en chef de Yagg, un nouveau média communautaire qui reçoit 85 000 visiteurs par mois, il n’y a aucune raison que les gays et les lesbiennes soient épargnés par la crise économique. « Cette dernière touche tellement de secteurs qu’il faudrait un miracle pour qu’ils passent au travers ! » Anaïs, silhouette à la mode et cheveux longs, prof de sociologie, est en couple lesbien depuis 3 ans. Elle confirme : « La crise ne me touche ni plus ni moins que des hétéros, parce que je ne revendique pas d’être lesbienne, ce n’est pas marqué sur ma tête. » D’après elle, la période actuelle serait même plus difficile à vivre pour les LGBT (lesbiennes – gay – bi –trans) « C’est vrai qu’il est difficile de trouver du travail pour les butch, les lesbiennes affichées: on sait qu’en période de crise les DRH recrutent des gens qui leur ressemblent. Donc en majorité, des hétéros ! »

    A première vue, les gays semblent exclus des publicités, qui préfèrent mettre en scène un couple traditionnel de type Kinder ou Ricorée. Mais pour Yannick Barbe, si on ne voit pas de drapeau gays et de caricature, c’est que les publicitaires ont fait de gros efforts depuis les années 90. Pour lui, certaines pubs ont deux niveaux de lecture, un premier pour le grand public, et un second, plus subtil, qui s’adresse en filigrane à la communauté gay : « Par exemple, la dernière pub télé pour la Toyota iQ est sur fond de dance music typique de certains clubs gays. Le téléspectateur moyen pense que c’est un air entraînant, le téléspectateur gay peut se dire ’’ tiens, cette musique me rappelle de bons souvenirs ‘’. »

    S’il n’existe pas de chiffres précis, en recoupant plusieurs études menées par des médias gays, Yannick Barbe parvient à identifier des tendances de consommations « Les homos achètent davantage de produits technologiques ou encore de biens culturels que la moyenne nationale. Ils sont plus friands également de e-commerce. Mais encore une fois, nous vivons une crise globale, les gays et les lesbiennes sont aussi touché-e-s.»

    Autre mode de consommation émergeant propre au “marché gay”: après les soirées, les vacances. « Le tourisme gay est en plein essor, c’est vrai. Ainsi la croisière d’Attitude Travels, dont Yagg est fier d’être l’un des partenaires, et qui aura lieu en juillet prochain, est un événement puisque c’est la première croisière francophone 100% homo, sur un marché dominé par les Américains. Le vrai tourisme gay se soucie de l’accueil de ses clients – pensez au nombre de gays ou de lesbiennes qui sont mal vus dans certains hôtels, par exemple. Il se soucie aussi de ne pas envoyer ses clients dans des pays dont les lois discriminent les homos. »

    Au-delà d’un simple marché, Yannick Barbe tient à insister sur ce fait : « Le vrai tourisme gay est un tourisme éthique et citoyen. » et à mettre en garde contre les dérives mercantiles : « Méfiez-vous des faux gay-friendly qui ne cherchent qu’à faire du chiffre ! » Mais ces mêmes dérives mercantiles réjouissent Anaïs , qui considère qu’être « une cible marketing comme les autres, ça veut dire être comme les autres. Et ça, c’est un grand pas en avant ! »

    Marlène Schiappa

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