Archive du mois de août 2009

    Abiker et Lefeuvre: “Expliquer la subordination de dette avec des lasagnes”

    Dimanche 30 août 2009

    Les auteurs du Dictionnaire posthume de la finance nous disent pourquoi plafonner les rémunérations des traders est inutile et nous prédisent un CAC à 5000.

    Faire de la pédagogie sous couvert d’humour. Voilà une des principales visées du Dictionnaire posthume de la finance (paru en mai dernier aux éd. Eyrolles, en partenariat avec France Info) Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, et David Abiker, journaliste entre autres sur France Info, y expliquent  ” certaines des aberrations financières des dernières décennies.” Mais David Abiker insiste: chaque définition, aussi grinçante soit-elle, apporte une explication et une information. ” Je peux vous dire qu’expliquer la subordination de dette avec un plat de lasagne ou comparer le marché interbancaire à une boîte gay nous a demandé de gros efforts d’imagination…” En clin d’oeil à leur Dictionnaire, les deux auteurs répondent aux questions d’Ecotidien sur l’actualité économique…

    Ecotidien: Pour vous, plafonner les rémunérations des traders, est-ce une solution pour ressusciter la finance ?

    Evariste Lefeuvre : Non, le problème majeur n’est pas tant de plafonner, ce qui s’apparente à une volonté illusoire de  « moraliser » le capitalisme et à un acte plus politique qu’économique, mais de changer les incitations. Les réformes en cours qui visent à étaler dans le temps le paiement des bonus avec la possibilité de malus vont dans ce sens. Ce qu’il faut c’est que les rémunérations prennent en charge le gain de l’année, mais aussi les risques encourus qui, eux, peuvent s’étaler dans le temps. On tuera davantage la finance si on plafonne (mais est-ce une si mauvaise chose finalement que des ingénieurs délaissent les marchés pour fabriquer des machines innovantes ?)

    Ecotidien: Le chômage atteint des records, (10700 inscrits supplémentaires en juillet) tout comme… les créations d’entreprises, l’intérim et les auto-entreprises ! Le mot “salariat” fait-il partie des disparus ? A terme, sommes-nous tous amenés à être notre propre patron ?

    David Abiker : Etre son propre patron c’est bien, encore faut-il avoir des clients. C’est le client qui fait l’activité. Ceci dit, je crois à la pluriactivité et il va falloir envisager sérieusement un dictionnaire posthume de l’emploi. On lit ici où là que les signes de la reprise sont là d’accord, c’est la fin de la crise mais avec 10 % de chômage… On se marre… Les emplois sont détruits par pans entiers, les jeunes diplômés sont sur le carreau, les seniors sont l’objet d’un double langage délirant (on vous aime mais on vous vire)… Bref le contrat de travail à durée indéterminée aura bientôt sa place au Muséum d’histoire naturelle. Rayon fossile.

    Evariste Lefeuvre : Non. Il faut relire Adam Smith. L’idée d’un patronat généralisée est dangereuse car il y a dans toute société des individus fragiles et surtout qui ne dépendent que du revenu de leur travail. Les « capitalistes » sont ceux qui font des avances, prennent le risque, gagnent ou perdent. On ne peut envisager qu’un tel risque soit porté par l’ensemble de la société. La question de l’emploi n’en reste pas moi fondamentale pour les années à venir : les salariés ont malheureusement souffrir durablement car le taux de chômage va rester élevé il faut rechercher des gisements d’emploi et les services sont un secteur encore porteur, d’où les autoentreprises, les chèques emploi / services etc… On ne peut pas parler de tous patron car la société dans son ensemble (incitations fiscales notamment) protège ces nouveaux modes d’activité. Le principale danger, en matière de salariat, et notamment dans un contexte de crise durable, c’est la segmentation du marché du travail en fonction de la nature des contrats (CDD contre CDI) : c’est un débat autant de société que de spécialistes.

    dictionnaire-abiker1Ecotidien: Après France télécom, EDF, La Poste est aujourd’hui privatisée… le mot ” service public” appartient-il au passé ?

    Evariste Lefeuvre : Depuis longtemps à Bruxelles on parle de Services universels, une définition plus étroite, un genre de « service minimum »qui fait la nique à la fameuse spécificité française. Bien que malmené, le service public français demeure et ne devrait pas disparaître même si des mutations s’imposent en matière de gains de productivité, d’ajustements aux horaires et modes de vie et consommation dudit public. Privatisation et Fin du service public ne sont pas toujours synonymes : même si l’Etat n’est plus actionnaire dans les faits il doit toujours pouvoir imposer des règles, voire des prix, dans des activités que les économistes appellent des monopoles naturels (activités avec réseaux coûteux notamment…). La question de la mutualisation des coûts dans la société est une vraie question en France, elle devra être analysées sereinement alors que la dette publique devrait atteindre 80% de la richesse nationale fin 2010 !

    David Abiker : Services ou sévices publics ?

    Ecotidien: A contrario, l’Etat injecte des milliards dans les banques sans demander de contrepartie. Quel mot pourrait-on trouver pour désigner ces nationalisations qui n’en sont pas ?

    David Abiker : Tutelle, curatelle, tout dépend de l’état de sénilité du système…

    Evariste Lefeuvre : L’Etat a injecté des fonds dans de nombreuses banques sous forme d’actions préférentielles qui devraient être remboursées à terme. IL n’a pas toujours injecté sans contrepartie, prêtant par exemple via la SFEF de sommes à un taux supérieur à celui auquel il emprunte lui-même, ce qui est plutôt une bonne opération financière. On peut comprendre l’acharnement sur les banques, car la mutualisation des risques à l’ensemble de la société a été considérable. Mais rappelons que quelques cadeaux fiscaux (3 milliards pour la TVA par exemple) ont été octroyés récemment sans obligation de résultat aucune.

    Ecotidien: Vous reste-t-il tout de même un petit espoir…?

    Evariste lefeuvre: Le CAC à 5000 fin 2010 !

    David Abiker : Que ma femme soit augmentée.

    Interview de Marlène Schiappa

    Crédit photos: Eyrolles / France Info

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    D.Abiker et E.Lefeuvre: “Expliquer la subordination de dette avec un plat de lasagne”

    Vendredi 28 août 2009

    Les auteurs du Dictionnaire posthume de la finance nous disent pourquoi plafonner les rémunérations des traders est inutile, comment le CDI aura sa place au Muséum d’histoire naturelle, rayon fossile, et nous prédisent un CAC à 5000.

    Faire de la pédagogie sous couvert d’humour. Voilà une des principales visées du Dictionnaire posthume de la finance (paru en mai dernier aux éd. Eyrolles, en partenariat avec France Info) Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, et David Abiker, journaliste entre autres sur France Info, y expliquent ” certaines des aberrations financières des dernières décennies.” Mais David Abiker insiste: chaque définition, aussi grinçante soit-elle, apporte une explication et une information. ” Je peux vous dire qu’expliquer la subordination de dette avec un plat de lasagne ou comparer le marché interbancaire à une boîte gay nous a demandé de gros efforts d’imagination…” En clin d’oeil à leur Dictionnaire, les deux auteurs répondent aux questions d’Ecotidien sur l’actualité économique…

    Ecotidien: Pour vous, plafonner les rémunérations des traders, est-ce une solution pour ressusciter la finance ?

    Evariste Lefeuvre : Non, le problème majeur n’est pas tant de plafonner, ce qui s’apparente à une volonté illusoire de « moraliser » le capitalisme et à un acte plus politique qu’économique, mais de changer les incitations. Les réformes en cours qui visent à étaler dans le temps le paiement des bonus avec la possibilité de malus vont dans ce sens. Ce qu’il faut c’est que les rémunérations prennent en charge le gain de l’année, mais aussi les risques encourus qui, eux, peuvent s’étaler dans le temps. On tuera davantage la finance si on plafonne (mais est-ce une si mauvaise chose finalement que des ingénieurs délaissent les marchés pour fabriquer des machines innovantes ?)

    Ecotidien: Le chômage atteint des records, (10700 inscrits supplémentaires en juillet) tout comme… les créations d’entreprises, l’intérim et les auto-entreprises ! Le mot “salariat” fait-il partie des disparus ? A terme, sommes-nous tous amenés à être notre propre patron ?

    David Abiker : Etre son propre patron c’est bien, encore faut-il avoir des clients. C’est le client qui fait l’activité. Ceci dit, je crois à la pluriactivité et il va falloir envisager sérieusement un dictionnaire posthume de l’emploi. On lit ici où là que les signes de la reprise sont là d’accord, c’est la fin de la crise mais avec 10 % de chômage… On se marre… Les emplois sont détruits par pans entiers, les jeunes diplômés sont sur le carreau, les seniors sont l’objet d’un double langage délirant (on vous aime mais on vous vire)… Bref le contrat de travail à durée indéterminée aura bientôt sa place au Muséum d’histoire naturelle. Rayon fossile.

    Evariste Lefeuvre : Non. Il faut relire Adam Smith. L’idée d’un patronat généralisée est dangereuse car il y a dans toute société des individus fragiles et surtout qui ne dépendent que du revenu de leur travail. Les « capitalistes » sont ceux qui font des avances, prennent le risque, gagnent ou perdent. On ne peut envisager qu’un tel risque soit porté par l’ensemble de la société. La question de l’emploi n’en reste pas moi fondamentale pour les années à venir : les salariés ont malheureusement souffrir durablement car le taux de chômage va rester élevé il faut rechercher des gisements d’emploi et les services sont un secteur encore porteur, d’où les autoentreprises, les chèques emploi / services etc… On ne peut pas parler de tous patron car la société dans son ensemble (incitations fiscales notamment) protège ces nouveaux modes d’activité. Le principale danger, en matière de salariat, et notamment dans un contexte de crise durable, c’est la segmentation du marché du travail en fonction de la nature des contrats (CDD contre CDI) : c’est un débat autant de société que de spécialistes.

    dictionnaire-abiker1Ecotidien: Après France télécom, EDF, La Poste est aujourd’hui privatisée… le mot ” service public” appartient-il au passé ?

    Evariste Lefeuvre : Depuis longtemps à Bruxelles on parle de Services universels, une définition plus étroite, un genre de « service minimum »qui fait la nique à la fameuse spécificité française. Bien que malmené, le service public français demeure et ne devrait pas disparaître même si des mutations s’imposent en matière de gains de productivité, d’ajustements aux horaires et modes de vie et consommation dudit public. Privatisation et Fin du service public ne sont pas toujours synonymes : même si l’Etat n’est plus actionnaire dans les faits il doit toujours pouvoir imposer des règles, voire des prix, dans des activités que les économistes appellent des monopoles naturels (activités avec réseaux coûteux notamment…). La question de la mutualisation des coûts dans la société est une vraie question en France, elle devra être analysées sereinement alors que la dette publique devrait atteindre 80% de la richesse nationale fin 2010 !

    David Abiker : Services ou sévices publics ?

    Ecotidien: A contrario, l’Etat injecte des milliards dans les banques sans demander de contrepartie. Quel mot pourrait-on trouver pour désigner ces nationalisations qui n’en sont pas ?

    David Abiker : Tutelle, curatelle, tout dépend de l’état de sénilité du système…

    Evariste Lefeuvre : L’Etat a injecté des fonds dans de nombreuses banques sous forme d’actions préférentielles qui devraient être remboursées à terme. IL n’a pas toujours injecté sans contrepartie, prêtant par exemple via la SFEF de sommes à un taux supérieur à celui auquel il emprunte lui-même, ce qui est plutôt une bonne opération financière. On peut comprendre l’acharnement sur les banques, car la mutualisation des risques à l’ensemble de la société a été considérable. Mais rappelons que quelques cadeaux fiscaux (3 milliards pour la TVA par exemple) ont été octroyés récemment sans obligation de résultat aucune.

    Ecotidien: Vous reste-t-il tout de même un petit espoir…?

    Evariste lefeuvre: Le CAC à 5000 fin 2010 !

    David Abiker : Que ma femme soit augmentée.

    Interview de Marlène Schiappa

    Crédit photos: Eyrolles / France Info

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    Sus au stress ! [ WikiPost]

    Jeudi 27 août 2009

    3 salariés sur 4 seraient sujets au stress. Mais parents au foyer, professions libérales, entrepreneurs, et même enfants, ne le sont pas moins ! Et vous, quel est votre degré de stress ?

    Ce phénomène ne connaît pas d’âge minimum, puisque d’après le Docteur Bernard Auriol, médecin psychiatre et psychanalyste, plus de 10% des enfants scolarisés se rongeraient les ongles (ce qu’on appelle « l’onychophagie »).

    En 1967, Holmes et Rahe ont établi le « Social Readjustment Rating Scale », classement des situations les plus stressantes, permettant de mesurer votre taux de stress. Décès, divorce ou perte d’emploi sont parmi les facteurs les plus importants, mais les mariages, naissances, ou changement de situation au travail, font aussi partie du « top 20 ». En résumé, la vie est stressante !

    Pour lutter contre le stress, on préconise de vivre dans une forêt de bambous sans consommer d’excitant et en s’abrogeant des contraintes de notre société. Au quotidien, pourtant, difficile de faire abstraction des sources d’angoisse du type « comment vais-je payer mon premier tiers provisionnel ? » « pourquoi n’ai-je toujours pas eu de promotion ? » ou « mais depuis quand ont-ils changé la recette de la sauce Big Mac ? »

    Et si on n’agit pas contre le stress, c’est le stress qui agit contre nous. Les désagréments et les maladies psychosomatiques sont de plus en plus fréquents : des plaques d’eczéma aux difficultés respiratoires, en passant par les troubles de la digestion ou du sommeil, le stress est loin d’être un état passager inoffensif. En France, plus de 3 millions de personnes sont actuellement en dépression nerveuse et le nombre d’attaques de panique ou crises d’angoisse recensées est exponentiel.

    Alors, comment lutter contre le stress ? Certains respirent de la menthe poivrée, d’autres concoctent des crèmes massantes à partir d’huiles essentielles, d’autres encore s’adonnent à l’acuponcture ou au sport.

    Et vous, comment faites-vous ? Avez-vous une méthode particulière pour vous détendre ? Si non, comment faites-vous pour éviter d’être stressé ?

    Marlène Schiappa

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    Mon super CE !

    Lundi 24 août 2009

    Un CE n’organise pas seulement des vacances entre collègues. Ecotidien vous dit comment votre Comité d’Entreprise peut doper votre pouvoir d’achat… même si vous n’en avez pas !
    Depuis une ordonnance datant de 1945, les salariés bénéficient d’organisations représentatives du personnel appelées Comités d’Entreprises. Constitué de membres élus pour 4 ans, de délégués du personnel et d’un représentant de l’employeur, le CE participe activement à la vie de l’entreprise : il doit être consulté pour toutes les grandes décisions s’y rapportant, comme les licenciements économiques, la modification des horaires de travail, ou la modification des règlements intérieurs. Mais outre ces aspects légaux et administratifs, le CE gère aussi les activités culturelles et sociales de l’entreprise, qui représentent de vrais avantages induits pour les salariés !

    « En décembre, j’ai trouvé une enveloppe avec 60 € de chèques cadeaux sur mon bureau ! J’ai cru à une erreur, au départ. Mais ma collègue m’a expliqué que ça provenait du CE » raconte Marine, salariée d’une société de 1500 salariés. Pour l’anniversaire de son fils, elle a ainsi reçu 120 € de chèques cadeaux chez elle, de la part du CE. Régulièrement, elle se voit offrir des billets pour des spectacles ou des bons d’achats. Mais ça ne s’arrête pas là ! Une fois par mois, chacun a le droit à une séance de massage de 45 minutes, gratuite, intégralement payée par le comité d’entreprise. Anne, la masseuse, se partage entre plusieurs sociétés, selon les demandes, et parvient ainsi à en vivre. « J’étais à mon compte auparavant, je massais à domicile, mais la règlementation est très stricte et les revenus fluctuants. Avec des CE, je sais qu’ils payent en temps et en heure, et les clients viennent à moi volontiers, puisque c’est gratuit pour eux ! » affirme-t-elle. Si certaines sociétés comme EDF disposent d’une structure dédiée à ses activités annexes (la CCAS), d’autres font appel à des entreprises indépendantes, spécialisées dans la gestion de CE.

    Partant de ce constat, de nombreuses entreprises se créent pour développer des services de conciergeries ou de loisirs, et répondre aux besoins de CE en servant d’intermédiaire avec leurs prestataires, comme Officiel CE ou Le Guide des CE, entre autres. C’est aussi le cas de Canal CE, 1er prestataire du marché, fondé en 2000 par Sandra Le Grand, qui enregistre une croissance de +35% sur l’année : un exploit en période de récession ! « Nous sommes toujours dans la dynamique des start-up de l’époque ! » sourit la chef d’entreprise. Ainsi, 1 million de salariés inscrits au portail bénéficient d’un prix de gros dès le premier achat. « Une vraie réponse, encore plus en ces temps de crise ou le pouvoir d’achat est malmené et où tout le monde cherche des solutions loisir à petit prix et pouvoir d’achat au quotidien ! Par exemple, Disney enfants pour Halloween à 10 € au lieu de 43, soit 33 € d’économie, ou des bons d’achat Darty à -7% pour son équipement de rentrée… »

    Tous ces bonus, Marine les estime à plus de 150 € par mois. Ca vous parait beaucoup ? Pourtant, pour les employeurs, c’est un tout petit investissement… ou a minima, plus petit qu’une augmentation ! Guy, gérant d’une petite entreprise textile dans le Sud, l’avoue sans honte : « Je n’ai augmenté aucun salaire depuis plus de deux ans. Le marché est trop instable, impossible de prendre de gros engagements financiers. En créant un CE, j’ai eu la possibilité d’offrir des avantages en nature à mes salariés, et ainsi de les fidéliser sans trop prendre d’engagement sur le long terme. »

    Vous n’avez pas encore de Comité d’Entreprise ? Pas de panique, à défaut, vous pouvez vous joindre à un groupement de comités. Et ce n’est pas moins avantageux : -40% chez le Club des Créateurs de Beauté, jusqu’à -28% sur les places de cinéma, et plus de 30% de réduction au Musée Grévin. Ainsi, Sandra Le Grand précise que « Il existe des solutions pour toutes les entreprises, des packs PME pour les moins de 50 salariés, des solutions CE pour les entreprises qui disposent déjà du leur, mais aussi du sur mesure pour les professions libérales »

    Si vous vous en sentez l’énergie et que votre entreprise en remplit les conditions, vous pouvez aussi proposer de le créer vous-même. Il suffit d’avoir plus de 18 ans et d’1 an d’ancienneté (pour être délégué du personnel) ou plus de 16 ans et de 3 mois d’ancienneté (pour être simplement élu). Bon à savoir : tout CE doit bénéficier d’un crédit d’heures, d’un local aménagé avec au moins une armoire fermant à clé, d’une subvention (égale à 0,2% de la masse salariale brute) de frais de fonctionnement et de contribution aux activités. Le Ministère du travail précise par ailleurs que, « une fois fixé, le budget du CE ne peut plus être revu à la baisse ».

    Outre les « petits plus » financiers évoqués, le CE peut aussi œuvrer sur le long terme en étudiant l’égalité salariale entre hommes et femmes, en proposant l’installation d’une crèche d’entreprise ou d’ampoules basse consommation pour l’éclairage. Et si votre patron ne sait pas quoi faire des économies réalisées, il pourra toujours en faire don au CE !

    Marlène Schiappa

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    Garder la ligne pendant le Ramadan ?

    Vendredi 21 août 2009

    Le Ramadan met à mal tous les principes des régimes alimentaires. Comment rester mince quand on ne boit pas ses 2 litres d’eau la journée, et qu’on prend un repas gargantuesque le soir venu ? Widad nous dit tout.

    On y est, l’étau se resserre pour les quelques 1 milliard 320 millions de Musulmans recensés dans le monde. C’est le début du mois de ramadan, mois sacré chez les musulmans qui doivent durant toute cette période accomplir le jeûne du lever au coucher du soleil. Ainsi ils devront s’abstenir de manger et de boire dès lors que le soleil pointera le bout de son nez.

    Beaucoup se demandent alors si ce n’est pas dangereux pour la santé surtout en ces temps caniculaires, et nombreux sont les musulmans qui sont confrontés chaque année aux mêmes rafales de questions de leurs collègues avides d’informations : « mais vous n’avez pas le droit de boire ? Même pas de l’eau ? », « Et votre salive vous avez le droit de l’avaler ou pas ? » « Mais ce n’est pas dangereux pour le corps humain vous n’allez pas mourir comme ça » « et si je mange devant toi ça va pas te faire rater ton jeûne ? ». Tant de dévotion et d’encouragements méritent quelques réponses.

    Alors non, les musulmans n’ont pas le droit de boire, même pas de l’eau (mise à part leur salive évidemment) mais le ramadan s’adresse bien sûr aux musulmans en bonne santé, en âge et en capacité de le faire. Les personnes âgées, les personnes malades ou encore les femmes enceintes se sentant dans l’incapacité de jeûner sont exemptées de ce pilier de l’islam. Elles devront en revanche donner l’équivalent d’un repas par jour soit en argent soit en nourriture à une personne dans le besoin. Ne nous inquiétons pas, le jeûne n’a jamais encore tué personne, et si l’on mange ou boit devant un musulman cela ne risque pas de lui faire rater quoique ce soit.

    Plus sérieusement, le jeun est un excellent moyen de nettoyer son organisme, il permet d’éliminer les toxines et de déstocker des protéines et dépôts de graisse superflus. Encore faut-il adopter un régime alimentaire sain. Donc on oublie le tajine aux olives le matin et on évite le mélange brik au poulet+ pastilla+ zlabia le soir, sinon on finira dans la catégorie sumoslim. A contrario, on ne profite pas du ramadan pour se dire c’est l’occasion de perdre mes 50kilos en trop et ne se nourrir que de soupe au chou matin et soir. Pour le coup on risque de vraiment se déshydrater et de finir sinon mince, surtout moche et fatiguée.

    Donc pour un jeûne sain et serein, on favorise au maximum les aliments riches en fer comme les lentilles par exemple, ou encore les sucres lents (pain complet, céréales) et surtout les fruits et les protéines (œufs, noix). Un bon petit déjeuner riche en sucres lents pour avoir toute l’endurance nécessaire pour tenir jusqu’à l’heure du maghrîb (coucher du soleil). D’autant que tout au long de la journée le corps manque de sucres, ce qui lui permet de piocher sur les graisses stockées ici et là –au plus grand bonheur des enrobées (non non, pas grosses) en quête de minceur – Pour ne pas tout gâcher, on ne se goinfre pas le soir comme si l’on était invité par Gargantua car tout au long de la journée l’estomac se resserre et rétrécie, trop manger risquerai de le malmener. De même que si l’on boit des sodas, ils attaquent l’estomac directement (plonger un morceaux de viande dans un sodas est un bon test). Alors quelques dattes (3 dattes sont l’équivalent d’un steak alors on y va molo), un verre de jus de fruit ou de lait, une soupe de légumes et des fruits voilà de quoi rehausser le taux de glycémie dont le corps a besoin, sans restaurer les vilaines graisses.

    Il est également primordial de boire de l’eau le soir, car c’est cette eau qui permettra de rester hydrater toute la journée d’après. Par contre on évite la caféine et les diurétiques si l’on ne veut pas finir desséchée comme une vielle plante abandonnée. Bon, ce n’est pas non plus la cantine de l’Armée de terre, on a tout de même le droit de se faire un petit plaisir, sans tomber dans l’excès. Après une journée de frustration alimentaire, il est normal de craquer le soir pour une petite part de moelleux au chocolat, ou petite tarte passion-framboise. Si ce n’est pas tous les soirs ça ne fera pas de mal, et puis il reste toute la journée pour éliminer.

    Mais avant tout, le plus important ce n’est pas le contenu du repas, ce qui compte vraiment ce sont les personnes avec lesquelles il sera partagé.
    Pour information, chaque année durant le mois de ramadan l’association “Une chorba pour tous” propose des repas gratuits sous son chapiteau rue de Crimée dans le 19ème arrondissement, pour tous ceux qui en ont besoin, Musulmans ou pas, faisant le ramadan ou pas.

    Widad Ketfi

    Quelques chiffres en plus :

    L’Islam est la 2ème religion de France

    On compte plus d’1 milliard de Musulmans dans le monde

    Dont 30 millions en Europe

    80% des Musulmans suivent le Ramadan

    La consommation de produits Hallal est en progression de 15% depuis 1998

    En France, 3600 personnes / an se convertissent à l’Islam

    M.S.

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    Etudier sans papa et maman, est-ce possible ?

    Jeudi 20 août 2009

    Heureusement, pour faire face à leurs frais, beaucoup d’étudiants sont aidés par leurs parents. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. Etudier à la fac avec 450 € par mois ? Visiblement c’est possible, à condition de savoir retrousser ses manches…
    Préparer son avenir avec 450 euros par mois pour s’assumer ? Mission périlleuse voire impossible. Mais pas pour Alissya, 19 ans, étudiante en première année de droit à la Sorbonne (Paris). Contrairement à la plupart de ses camarades de cours, elle est indépendante financièrement. Ni papa, ni maman pour payer ses études, son loyer ou encore ses vacances. Selon une enquête de l’Observatoire de la vie étudiante, un quart des étudiants sont autonomes financièrement, pour différentes raisons d’ailleurs. Evelyne Le Bolc’h connait bien la question. Elle est assistante sociale à l’Université de Cergy (Val d’Oise). « Certains étudiants vivent chez leurs parents au RMI. Ce sont souvent eux qui les aident. Et puis, il y a ceux en rupture familiale qui pourraient obtenir une pension alimentaire de leurs parents. Mais très peu osent requérir au juge…c’est trop tabou. »

    Alissya, elle, n’est pas dans ce cas là. Ses parents sont décédés il y a plusieurs années. Alors la jeune fille a rapidement compris que les études, ça serait un peu compliqué. Pour autant, elle n’a pas fait une croix dessus. Boursière à l’échelon six, c’est-à-dire le grade maximal, elle touche 450 euros par mois. « S’ils ont la chance d’avoir la bourse, ils peuvent s’en sortir. » souligne Evelyne Le Bolc’h. Son objectif bien en tête, devenir avocate, elle s’organise comme elle peut. Et elle s’en sort plutôt bien.

    Logée chez sa grande sœur en banlieue, elle participe aux dépenses de la maisonnée. Entre les courses mensuelles et quotidiennes, Alissya consacre 150 euros par mois au foyer. L’achat des manuels juridiques, autre source de dépenses à gérer. Plutôt débrouillarde, elle n’a pas déboursé plus de 100 euros. « J’en ai emprunté à la sœur d’une amie. Si l’on achète tous les livres conseillés par les profs, c’est 300 à 400 euros par semestre. », précise la jeune étudiante. Et puis il y a les « à côtés » liés à la vie urbaine comme la carte de transport à 56 euros par mois. » Impossible de s’en passer. Elle habite en zone 4 et la fac est située en zone 1.

    Remarque: Il y a un sondage inclus dans cet article, veuillez visiter le site pour participer à ce sondage.

    Ses deniers passent aussi dans le mobile- environ 50 euros mensuel- et Internet. « J’ai économisé un an pour m’offrir un ordinateur portable. » Goût du luxe ? Pas vraiment. Aujourd’hui, difficile pour un étudiant du supérieur de se passer du web. « Je fais beaucoup de recherches sur le net pour préparer mes TD. Et puis les professeurs communiquent très souvent par mail avec nous. » Autre poste budgétaire, les déjeuners du midi. « L’essentiel de mon argent y passe ! Après quatre heures d’amphi, on n’a pas envie de manger un sandwich assis sur un banc et le resto universitaire à la longue, ça ne passe plus. » Un constat que dresse, également, l’Observatoire de la vie étudiante.

    Selon la même étude, les étudiants consacrent l’essentiel de leurs moyens aux dépenses de la vie quotidienne. Près de 36% de leurs ressources vont à l’alimentation. Une fois toutes les dépenses incompressibles effectuées, restent pas loin de 50 euros… Autrement dit pas grand-chose pour profiter de ses 20 ans! Alors, difficile pour elle de se contenter de la bourse. Comme 4% des étudiants de son âge, elle a opté pour un job étudiant régulier. Pas vraiment le choix. «Je fais du baby- sitting trois fois par semaine. J’ai trouvé un super plan » avoue t-elle, le ton plein d’humilité. Et de poursuivre, « mon salaire varie entre 200 et 480 euros, en fonction des vacances scolaires et des partiels. »
    Toute la difficulté pour ces étudiants habitués aux longues semaines, trouver le bon équilibre entre leurs multiples casquettes. «On peut travailler en étant boursiers : à condition d’assister aux cours… » note Evelyne Le Bolc’h. Ce qui suppose aussi une sacrée organisation. Mais comme on dit, la réussite, ça n’a pas de prix…

    Nadia Moulaï

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    Le budget de ceux qui restent

    Mercredi 19 août 2009

    D’après un sondage Ipsos, près de 51% des Français prévoyaient déjà en Mars dernier de ne pas s’offrir de vacances cet été ! Mais partir en “staycation” (=rester chez soi), est-ce forcément moins cher ?

    Pourquoi renoncer au bol d’air annuel ? Pour des raisons financières, bien sûr ! Certains, parce qu’ils viennent de commencer un contrat de travail ou qu’ils sont en CDD, ne bénéficient tout simplement pas de congé payé cet été. Pour d’autres, qui disposent de quelques semaines de vacances, le découvert est trop important pour s’offrir un billet de train ou d’avion.

    Idem pour ceux qui ont l’habitude de contracter un petit crédit à la consommation pour se payer des vacances estivales: non seulement les crédits sont accordés moins facilement, mais de surcroît, il devient de plus en plus difficile de rembourser ces emprunts.Parmi ces familles, surtout, certaines se projettent déjà à la rentrée des classes et craignent de ne pas pouvoir assumer les dépenses que nécessitent l’achat de fournitures scolaires (estimées à 350 € par enfant et par an, en moyenne). Même si l’allocation de rentrée scolaire (environ 250 €) existe, elle n’est pas versée à toutes les familles modestes.

    Car, hasard ou coïncidence, le coût moyen des vacances de ceux qui prévoient de partir est aussi de 250 € d’après un sondage Opinion Way. Ce chiffre inclue les frais de transports, d’hébergement, de nourriture et de loisirs tels que le verre à la terrasse ou un plat au restaurant. Le choix se pose donc en ces termes : une semaine de vacances ou un an d’éducation pour les enfants !

    La majorité des ouvriers et des employés ne bénéficient d’aucune aide financière pour les vacances d’été : ils seraient trop riches pour bénéficier des aides aux vacances attribuées par la caisse d’allocation familiale aux plus démunis, mais plus assez pour s’offrir un séjour en bord de mer. Une famille sur cinq seulement a bénéficie d’une aide pour ses vacances en 2008 (source CREDOC: centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Comme eux, près de 47% des employés ne partiront pas cette année (source: Ifop)

    Bien que l’on observe l’augmentation de sites Internet de voyages à très bas prix et malgré les efforts consentis par le gouvernement avec la prime de 150 euros versée début Juin aux bas salaires soit trois millions de personnes, cela reste insuffisant pour la moitié de ces français et leur permettre d’organiser un voyage d’été.

    Nathalie et Laurent, fonctionnaires à la mairie de Paris tous les deux, avec leurs trois enfants prévoient de faire des allers retours sur les plages de Normandie, (Un Paris / Deauville s’achète 30 € par trajet) de s’offrir des restaurants, d’aller à Disneyland et de « farnienter » dans le jardin du pavillon qu’ils sont en train d’acquérir à crédit dans le Val d’Oise.

    Ces sorties risquent de leur revenir cher, si elles sont régulières. Nathalie ne semble pas inquiète outre mesure :«Je gère notre argent assez rigoureusement, aussi je saurai mettre un frein avant que nos comptes ne tombent dans le rouge, si on choisit de rester chez nous, ce n’est pas pour faire plus de dépense qu’on ferait sur un lieu de vacances ! Nous allons économiser 1000 Euros par rapport à nos voisins qui partent à 5 une semaine à Royan en demi-pension… et près de 280 Euros pour leurs billets de train acheté deux mois à l’avance. En revanche, entre les frais de déplacement jusqu’en Normandie et les courts séjours par ci, par là, nous dépenserons au minimum 600 Euros» Le prix d’une semaine en Tunisie pour 4 personnes !

    Fatima et son mari ont pour leur part renoncé aux traditionnelles vacances dans leur famille en Algérie pour rester à Paris dans le 19ème arrondissement où ils habitent. Ainsi, ils économiseront plus de 2500 Euros rien que pour le voyage en avion ! Car un voyage au pays inclut aussi (c’est la tradition) de ramener des cadeaux à chaque membre de la famille ce qui peut parfois revenir aussi cher que le prix du billet et doubler le prix des vacances. Ils profiteront donc des sorties que le centre social du secteur où ils habitent propose telles que sorties en mer à Berck Plage en Picardie en car pour 5 euros par personnes à la journée, visites de musées, « la plage au stade de France » qui est aménagée autour d’activités sportives, ski nautique, kayak, voile et d’autres activités.

    Alors, rester chez soi l’été, est-ce vraiment moins cher que de partir en vacances ? Rendez vous à la rentrée pour le bilan…

    Widad Ketfi

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    Tous égaux face au Tamiflu ?

    Vendredi 14 août 2009

    Un stock de Tamiflu pour la moitié de la population française seulement, une gratuité des soins aléatoire, et la menace d’un virus mutant pour la rentrée d’après les spécialistes, sommes-nous tous égaux face à la grippe A ?

    Le Tamiflu, qui n’en a pas encore entendu parler ? Cet antiviral a atteint une grande notoriété depuis l’apparition de la grippe A, présenté comme le remède miracle face au virus A/H1N1. Et pourtant, son efficacité et la manière dont il est distribué suscitent bien des interrogations…

    L’oséltamivir, plus connu sous sa dénomination commerciale de Tamiflu, est le principal médicament à être prescrit dès les premiers symptômes de grippe A. La France s’est ainsi procuré un stock de 33 millions de traitements antiviraux, Tamiflu et Relenza, de quoi soigner près de la moitié de la population en cas de pandémie. A priori cette quantité ne sera pas dépassée, et si besoin est, des commandes supplémentaires pourraient être effectuées par le gouvernement. Les antiviraux, qui peuvent avoir dans certains cas des effets secondaires graves, ne sont par ailleurs pas systématiquement prescrits. « Actuellement, on a des critères qui sont des critères de traitement très serrés. Dans 90% des cas, je dirais qu’on n’a pas besoin de traiter le patient, la gravité de la grippe A étant très modérée », explique Benoit Guery, infectiologue au CHRU de Lille.

    Pourtant, les conditions d’approvisionnement ne sont pourtant pas les mêmes pour tout le monde. Tant que la France demeure cantonnée au niveau 5 d’alerte, l’antiviral ne sera distribué gratuitement qu’aux victimes présentant des signes de déficience immunitaire : celles souffrant d’une infection de longue durée, les personnes âgées et les enfants. Le traitement des femmes enceintes est également pris en charge par l’assurance maladie, car elles sont particulièrement menacées par le virus A/H1N1. Ainsi, aux Etats-Unis, 13% des 45 décès enregistrés entre le 15 avril et le 16 juin étaient des femmes enceintes qui ont développé une pneumonie virale accompagnée de difficultés respiratoires suite à une infection par le virus.

    La gratuité ? A la tête du patient…

    Si le médicament est d’ores est déjà gratuit pour les personnes à la santé fragile, il demeure payant pour les autres et la sécurité sociale ne rembourse qu’à hauteur de 35% de son montant. Sachant que la boîte de 10 comprimés de Tamiflu 75 mg coûte 24,85 euros en pharmacie, cela peut revenir cher à certains patients, en particulier ceux qui n’ont pas de mutuelle. Le délai est également restreint, puisque le traitement antiviral doit être entamé dans les 48 heures après l’apparition des premiers symptômes pour être pleinement efficace. Mais efficace contre quoi, au juste ? Dans la plupart des cas, la maladie reste bénigne.

    Le Pr François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié-Salpêtrière et co-auteur de “Pandémie, la grande menace” qualifie le virus de « bénin » en précisant que : « le nombre de cas enregistrés en France est un tout à fait normal pour une grippe qui se propage à grande vitesse. Mais, ce n’est pas un virus très dangereux. » En effet, parmi les 1.058 cas confirmés ou probables, le seul décès imputable à la grippe A concernait une jeune fille souffrant initialement d’une pneumonie.

    La gestion des autorités en question

    Les autorités sanitaires devraient pourtant être mises à rude épreuve à la rentrée face à une deuxième vague de grippe accompagnée d’une éventuelle mutation du virus. La question est donc de savoir si elles seront aptes à gérer une situation qui s’annonce imprévisible.
    Le stock de 33 millions d’antiviraux et de plus d’un milliard de masques de protection est géré par l’Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires (EPRUS). Le sénateur du Val-de-Marne Jean-Jacques Jégou (Union Centriste) a récemment présenté un rapport critique à l’égard de la manière dont l’EPRUS mène ses actions liées à la grippe A. Il dénonce notamment le fait que les 72 sites de stockage seraient trop dispersés et parfois inappropriés. La répartition des fonctions entre les différents établissements publics et agences sanitaires ne serait par ailleurs pas assez transparente pour assurer une coordination parfaite en cas de danger imminent pour la santé publique.

    Les professionnels de santé craignent une grippe A mutante, plus dangereuse

    Quant à la possibilité de mutation, le Pr Guery explique : « On a des stocks de Tamiflu qui sont à priori suffisants et avec une molécule qui est toujours efficace, mais il n’y a aucun engagement possible sur l’efficacité de cette molécule à long terme, puisque le virus peut aussi essayer de muter et devenir résistant au Tamiflu. » Selon l’infectiologue, il pourrait y avoir « des recombinaisons du virus qui vont lui donner la capacité d’être beaucoup plus sévère en termes de conséquences qui ne l’est actuellement. »
    Des cas de résistance au Tamiflu sont déjà apparus près de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique ainsi qu’au Danemark et au Canada. Si un patient se révèle être porteur d’une souche du virus résistante au traitement antiviral, la science est pour l’heure impuissante et la seule chose qui reste à faire est d’attendre que le patient guérisse tout seul….

    Confrontés à un risque de mutation du virus qui rendrait les antiviraux inefficaces, les laboratoires préparent le vaccin dans l’urgence. Dans ce contexte, il reste à espérer que les critiques du sénateur Jégou se révèleront infondées.

    Iris HARTL

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    Crise : un temps de chiens ?

    Mercredi 12 août 2009

    Près de 69 000 chiens et chats abandonnés dans des refuges l’an dernier ! Cruel, oui, mais qui peut encore se permettre de dépenser plus de 200 € par mois pour un animal ?
    Près de 62 millions d’animaux domestiques partagent la vie des Français, selon une étude de la Facco (2008). Tout ce beau monde engendre des frais souvent incompressibles. Avec la crise actuelle, posséder un animal devient un luxe ?

    Pas sûr, les Français semblent s’accrocher à leur boule de poils… « Au total, mon chien Shi- Tzu me coûte un peu plus de 1300 euros par an…et je n’ai pas l’intention de m’en débarrasser! ». Pour Nathalie, gardienne d’immeuble dans les Hauts- de- Seine, pas question de sacrifier son animal sur l’autel de la crise économique. Pour autant, tous ne s’en sortent pas comme elle. Entre la nourriture, les vaccins et les accessoires, pas si évident! Virginie Pocq Saint Jean, présidente de la SPA (Société protectrice des animaux) est formelle. « On peut dire que les animaux domestiques sont victimes de la crise. ». On s’en doutait. Et à décortiquer les sommes qui leur sont consacrées, on comprend mieux. Principal poste budgétaire, l’alimentation et l’hygiène.

    Sur ce dernier point les propriétaires de chiens n’ont pas trop le choix ! A moins d’affamer leur animal, ils devront débourser au moins 100 euros par mois. Alors toutes les habitudes sont repensées. «C’est vrai qu’avec la crise, les personnes à revenus modestes se rabattent sur du bas de gamme, préférant le sac de croquettes à 40 euros par exemple.» constate Amaury, responsable de la boutique Eden Animalerie à Provins (Seine- et- Marne). Idem pour les produits d’hygiène. « En ce moment, le shampoing 1er prix est le plus vendu à 5,40 euros les 250 ml. Il y a encore quelques mois nos clients optaient davantage pour la marque haut de gamme à 8 euros… » renchérit- il.

    Et pour les chats, ça coûte encore plus cher. Selon Virgine Pocq Saint Jean, « leurs gammes de nourriture sont plus coûteuses toutes proportions gardées au regard du volume.» Incontournables aussi, les soins. « Les vaccins sont une source de dépenses récurrentes. « En moyenne autour de 50 euros par an pour un chien, près de 70 euros pour un chat. » confie un vétérinaire, à Colombes (Hauts- de- Seine). Situé dans un quartier désargenté de la ville, son cabinet voit passer « beaucoup de clients au RMI. Alors, la crise, la crise, ils font avec… » souffle t-il.

    Même en difficulté financière, les ménages modestes s’accrochent donc comme ils le peuvent à leurs compagnons de route. Pour la présidente de la SPA, il y a un paradoxe que le contexte actuel a mis en avant. « Les personnes démunies sont particulièrement attachées à leurs animaux. » Ajoutant même que « ces mêmes personnes peuvent alors en effet se retrouver confrontées à des coûts d’entretien de l’animal imprévus à leur modeste budget.» D’où l’intérêt de réfléchir à deux fois avant d’adopter chien, chat, poisson ou rongeur…

    Visiblement, c’est plutôt la tendance qui se dessine auprès des amoureux des animaux. De sa boutique, Amaury abonde dans ce sens. «Ceux qui étaient intéressés par un animal ne le sont plus vraiment. La crise a entamé leur envie d’en acquérir un. Ils préfèrent attendre.» Alors si vous hésitez, patientez un peu. Il paraît que ça va redémarrer…

    Nadia Moulaï

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    [Vidéo] Prêts à payer votre impôt écologique ?

    Vendredi 7 août 2009

    La taxe carbone serait le premier impôt sur la pollution. Ecotidien fait le point sur cette mesure, en vidéo !

    Le 28 juillet dernier, la rapport tant attendu sur la taxe carbone a été remis. Saluée par certains écologistes, comme Daniel Cohn Bendit, qui n’hésite pas à parler d’une “mesure révolutionnaire”, elle fait grincer les dents de nombreux contribuables. Suivant le principe du “pollueur-payeur”, elle pourrait toutefois atteindre les 300 € par an et par famille. Alors, sommes-nous prêts à payer pour l’environnement ?

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