Archive du mois de septembre 2009

    Défi : ma facture d’électricité divisée par deux !

    Mercredi 30 septembre 2009

    Après une augmentation des tarifs réglementés d’EDF de 1.9 % en moyenne décidée par le chef de l’État, Écotidien vous met au défi de diviser votre facture d’électricité par deux !

    De plus en plus de Français craignent l’arrivée de la facture d’électricité comme la peste. De petits gestes quotidiens ou un changement de fournisseur peuvent constituer des moyens efficaces de réduire ces factures. Pour une minorité, il est même possible de parvenir à une facture nulle, voire négative !

    Si certains « éco-gestes » sont connus de tous, il est cependant utile de rappeler ces actions quotidiennes qui créent la différence. Petite piqûre de rappel : tout d’abord, l’éclairage représentant en moyenne 15 % de la facture d’électricité (hors chauffage et eau chaude), il est indispensable de penser à éteindre la lumière en sortant d’une pièce. En dépoussiérant vos ampoules, vous obtiendrez un gain de lumière de 40 %. Pensez aussi, pour les éclairages longues durées, aux ampoules basse consommation, qui sont d’une longévité de huit fois supérieure aux ampoules classiques et qui consomment trois à cinq fois moins d’énergie. Au niveau de l’électroménager, sachez, si vous envisagez de vous en procurer, que les appareils de classe énergétique A+ réduiront votre consommation de 20 % par rapport à une classe A.

    Les consommateurs n’ont pas notion des coûts superflus que peuvent représenter certains détails. Par exemple, un demi-centimètre de givre augmente la consommation d’un réfrigérateur de 30 %. Ainsi, le dégivrer régulièrement permettra de faire des économies, tout comme le lavage du linge à 30 °C, qui consomme trois fois moins d’énergie qu’à 90 °C.

    Pour le chauffage, ne pas négliger l’entretien annuel de la chaudière, le dépoussiérage biannuel des convecteurs. Ne surchauffez pas votre domicile : il suffira de 19 °C pour les pièces à vivre et 16 °C pour les chambres. Si vous souhaitez investir, une bonne isolation de votre appartement permettra de réduire jusqu’à quatre fois votre facture d’électricité. Vous pouvez aussi installer un système de programmation du chauffage qui vous permettra de réaliser une économie de 10 % sur votre facture d’énergie. Le même gain peut être obtenu en éteignant les appareils électriques plutôt que de les laisser en veille. De même, si vous éteignez vos plaques dix minutes avant la cuisson, elles continueront à chauffer. Mais si vous avez prévu des travaux dans votre cuisine, sachez qu’une plaque à induction consomme 35 % de moins que les plaques en fonte ou vitrocéramique.

    Enfin, une dernière astuce pour réduire au quotidien sa facture d’électricité : investir dans un appareil de mesure d’énergie, disponible entre 20 et 30 euros. Cet appareil permet simultanément un suivi précis de sa consommation sur une période prédéfinie, et de détecter les appareils les plus énergivores .

    Au-delà de ces gestes de base, on peut réduire sa facture d’électricité par le biais de fournisseurs d’électricité alternatifs. Ceux-ci ont été en forte progression au cours de l’année 2008 : en électricité, sur un total de 29,7 millions de sites, 692 000 étaient clients d’un fournisseur alternatif au 31 décembre 2008, contre 31 000 au 31 décembre 2007.

    Changer de fournisseur pour quitter les prix réglementés au profit d’un contrat à prix de marché relève d’une démarche simple, économique, et dans le cas des fournisseurs d’électricité verte, écologique. Leurs prix de marchés sont fixés à un certain pourcentage en dessous du tarif réglementé, et dépendent des évolutions tarifaires d’EDF. Des comparateurs de fournisseurs d’électricité sont disponibles sur le Net. Certains offrent régulièrement plusieurs mois voire un an d’abonnement gratuit. Ainsi, le client ne paye que sa consommation. Grâce à un comparateur de fournisseurs, nous avons simulé une facture annuelle de 8 000 kW  pour un compteur de 12 kW en offres vertes : elle varie entre 1 044,06 € et 1 389,88 €, tandis  que pour une offre classique, la facture oscille entre 984,2 € et 1 071,73 €.

    Si vous êtes foncièrement allergique et faites une crise d’urticaire à chaque réception de facture, il vous reste une solution : l’utilisation des énergies renouvelables.
    Longtemps l’apanage des classes sociales élevées, ou volonté autonomiste de quelques écolos radicaux, l’utilisation de l’énergie éolienne ou de panneaux photovoltaïques tend désormais à se démocratiser.
    Les aides d’État ne sont pas étrangères à ce phénomène. En effet, l’achat de ce type d’installation peut bénéficier d’un crédit d’impôt pouvant rembourser jusqu’à 50 % du prix du matériel, hors pose.

    Acquisition faite, votre facture chutera considérablement et dans des proportions surprenantes. Ainsi, l’utilisation d’un chauffe-eau solaire vous permettra de couvrir jusqu’à 70 % de la production sanitaire nécessaire à votre famille.

    Encore plus intéressante en la matière, l’installation d’une pompe à chaleur à technologie « eau-eau » vous permettra de réduire vos dépenses de chauffage et d’eau chaude jusqu’à 70 %…
    Non contents de réduire leur facture, certains consommateurs parviennent même à une facture « négative » et se voient racheter leur surplus d’énergie par leur ancien fournisseur.

    L’installation d’une éolienne de puissance suffisante, ou de panneaux photovoltaïques vous permettra d’atteindre l’autonomie énergétique et de devenir à votre tour prestataire en énergie. Un idéal envié par beaucoup, mais n’oublions pas que pour parvenir à ce niveau d’équipement, il vous faudra investir au départ plusieurs dizaines de milliers d’euros, qui seront seulement amortis d’ici quinze à vingt ans…
    Alors, et vous ? À combien se monte votre facture d’électricité ?

    Juliette Speranza

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    MU : l'appel du désespoir lancé par Michael Owen

    Mercredi 30 septembre 2009

    Transféré à Manchester United à la surprise générale cet été, Michael Owen a débarqué à Old Trafford pour tenter de relancer une carrière en dent-de-scie.

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    Guinée : De l'espoir au désespoir et place au kamikaze, à bas ce

    Mercredi 30 septembre 2009
    Camer.be

    prendra le pouvoir Mais au fil des jours, la Guinée ne fait que sombrer, le désespoir a désormais pignon sur rue avec les propos du président du CNDD.

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    Un nom pour la communauté Ecotidien : à vous de voter !

    Mercredi 30 septembre 2009

    Vous vous choisissez un nom… À vos votes !

    Sur Ecotidien, les lecteurs ne restent pas passifs. Vous pouvez participer au contenu, commenter, dialoguer avec les auteurs, proposer des thèmes, et même écrire vous-mêmes des articles !

    En outre, grâce aux outils communautaires, il vous est possible de partager vos photos sur le FlickR Ecotidien, de suivre l’actualité du blog sur Twitter, de faire connaître vos adresses de blogs préférés via Delicious…

    Aussi, nous vous avons proposé de choisir un nom pour la communauté Ecotidien. Près de 100 propositions ont été faites dans les commentaires, mais aussi par mail, sur Facebook et sur Twitter.

    Sur les 100 propositions, nous en avons d’abord retenu une trentaine, originales, amusantes, impactantes, puis, parmi cette vingtaine, nous en avons présélectionné 5, qui nous ont semblé plus pertinentes.

    Aujourd’hui, comme promis, nous soumettons ces 5 propositions à vos votes. Celle qui sera retenue sera le nom officiel de la communauté des lecteurs d’Ecotidien. A vos souris !

    Remarque: Il y a un sondage inclus dans cet article, veuillez visiter le site pour participer à ce sondage.
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    Un nouveau suicide chez France Telecom

    Mardi 29 septembre 2009

    Dans une lettre d'adieu, il dénonce l'ambiance au travail qui l'a conduit à commettre cet acte de désespoir, a expliqué la station radio France Info.

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    Bouillon de culture » Archives du Blog » Mémoires d'outre-tombe

    Mardi 29 septembre 2009

    Repoussé dans le désert de ma vie,j'y rentrais avec toute la poésie de mon désespoir. Je cherchais pourquoi Dieu m'avait mis sur la terre et je ne pouvais le comprendre. Quelle petite placej'occupais ici-bas !


    Bouillon de culture – http://nadorculture.unblog.fr/

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    Défi : ma facture d’électricité devisée par deux !

    Mardi 29 septembre 2009

    Après une augmentation des tarifs réglementés d’EDF de 1.9% en moyenne décidée par le chef de l’Etat, Ecotidien vous met au défi de diviser votre facture d’électricité par 2 !

    De plus en plus de français craignent l’arrivée de la facture d’électricité comme la peste. De petits gestes quotidiens, ou un changement de fournisseur peuvent constituer des moyens efficaces de réduire ces factures. Pour une minorité, il est même possible de parvenir à une facture nulle, voire négative !

    Si certains « éco-gestes » sont connus de tous, il est cependant utile de rappeler ces actions quotidiennes qui créent la différence. Petite piqure de rappel : tout d’abord, l’éclairage représentant en moyenne 15% de la facture d’électricité (hors chauffage et eau chaude), il est indispensable de penser à éteindre la lumière en sortant d’une pièce. En dépoussiérant vos ampoules, vous obtiendrez un gain de lumière de 40%. Pensez aussi, pour les éclairages longues durées, aux ampoules basse consommation, qui sont d’une longévité de 8 fois supérieure aux ampoules classiques et qui consomment 3 à 5 fois moins d’énergie. Au niveau de l’électroménager, sachez, si vous envisagez de vous en procurer, que les appareils de classe énergétique A+ réduiront votre consommation de 20% par rapport à une classe A.

    Les consommateurs n’ont pas notion des coûts superflus que peuvent représenter certains détails. Par exemple, un demi centimètre de givre augmente la consommation d’un réfrigérateur de 30%. Ainsi le dégivrer régulièrement permettra de faire des économies, tout comme le lavage du linge à 30°, qui consomme trois fois moins d’énergie qu’à  90°C.

    Pour le chauffage, ne pas négliger l’entretien annuel de la chaudière, le dépoussiérage biannuel des convecteurs. Ne surchauffez pas votre domicile:  il suffira de 19°C pour les pièces à vivre et 16°C pour les chambres. Si vous souhaitez investir, une bonne isolation de votre appartement permettra de réduire jusqu’à 4 fois votre facture d’électricité. Vous pouvez aussi installer un système de programmation du chauffage qui vous permettra de réaliser une économie de 10 % sur votre facture d’énergie. Le même gain peut être obtenu en éteignant les appareils électriques plutôt que de les laisser en veille. De même, si vous éteignez vos plaques 10 minutes avant la cuisson, elles continueront à chauffer. Mais si vous avez prévu des travaux dans votre cuisine, sachez qu’une plaque à induction consomme 35% de moins que les plaques en fonte ou vitrocéramique.

    Enfin, une dernière astuce pour réduire au quotidien sa facture d’électricité : investir dans un appareil de mesure d’énergie, disponible entre 20 et 30 euros. Cet appareil permet simultanément un suivi précis de sa consommation sur une période prédéfinie, et de détecter les appareils les plus énergivores .

    Au-delà de ces gestes de base, on peut réduire sa facture d’électricité par le biais de fournisseurs d’électricité alternatifs. Ceux-ci sont en forte progression au cours de l’année 2008 : en électricité, sur un total de 29,7 millions de sites, 692 000 étaient clients d’un fournisseur alternatif au 31 décembre 2008, contre 31 000 au 31 décembre 2007.

    Changer de fournisseur pour quitter les prix réglementés au profit  d’un contrat à prix de marché relève d’une démarche simple, économique, et dans le cas des fournisseurs d’électricité verte, écologique. Leurs prix de marchés sont fixés à un certain pourcentage en dessous du tarif réglementé, et dépendent des évolutions tarifaires d’EDF. Des comparateurs de fournisseurs d’électricité sont disponibles sur le net. Certains offrent régulièrement plusieurs mois voire un an d’abonnement gratuit. Ainsi, le client ne paye que sa consommation. Grâce à un comparateur de fournisseurs, nous avons simulé une facture annuelle de 8000 KW  pour un compteur de 12 KW en offres vertes : elle varie entre  1044.06€ et 1389.88€, tandis  que pour une offre classique, la facture oscille entre 984.2€ et 1071.73€.

    Si vous êtes foncièrement allergique et faites une crise d’urticaire à chaque réception de facture, il vous reste une solution : l’utilisation des énergies renouvelables.
    Longtemps l’apanage des classes sociales élevées, ou volonté autonomiste de quelques écolos radicaux, l’utilisation de l’énergie éolienne ou de panneaux photovoltaïques tend désormais à se démocratiser.
    Les aides d’Etat ne sont pas étrangères à ce phénomène. En effet, l’achat  de ce type d’installation peut bénéficier d’un crédit d’impôt pouvant rembourser jusqu’à 50% du prix du matériel, hors pose.

    Acquisition faite, votre facture chutera considérablement et dans des proportions surprenantes. Ainsi, l’utilisation d’un chauffe-eau solaire vous permettra de couvrir jusqu’à 70% de la production sanitaire nécessaire à votre famille.

    Encore plus intéressante en la matière, l’installation d’une pompe à chaleur à technologie « eau-eau » vous permettra de réduire vos dépenses de chauffage et d’eau chaude jusqu’à 70%…
    Non contents de réduire leur facture, certains consommateurs parviennent même à une facture « négative » et se voient racheter leur surplus d’énergie par leur ancien fournisseur.

    L’installation d’une éolienne de puissance suffisante, ou de panneaux photovoltaïques vous permettra d’ atteindre  l’autonomie énergétique et de devenir à votre tour prestataire en énergie. Un idéal envié par beaucoup, mais n’oublions pas que pour parvenir à ce niveau d’équipement, il vous faudra investir au départ plusieurs dizaines de milliers d’euros, qui seront seulement amortis d’ici quinze à vingt ans…

    Alors, et vous ? A combien se monte votre facture d’électricité ?

    Juliette Speranza

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    Polanski, l'obsession du huis clos et des relations maître-serviteur

    Lundi 28 septembre 2009

    Le cinéma fut sa façon de s'évader "du désespoir et de la détresse qui m'envahissaient par moments". Il est un des plus grands cinéastes d'aujourd'hui,

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    Bresilianne: Le désespoir est sur le quai des aurevoir

    Dimanche 27 septembre 2009

    Mon désespoir n'était pas complet, il y avait 5 autres bateaux, tous chargés de marins bronzés, étincellants, respirant l'écume et le bon air du grand large. J'allai les voir un par un, je tournai de ponts en ponts, passant de l'un à


    Bresilianne – http://bresilianne.blogspot.com/

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    Ecotidien au salon Planète, mode d’emploi

    Dimanche 27 septembre 2009

    Depuis jeudi matin et jusqu’à dimanche soir, tout l’univers du développement durable au sens large du terme est réuni au Parc des Expositions de la Porte de Versailles pour le salon « Planète, mode d’emploi ». Reportage sur place.

    D’emblée, sur certains stands, le lien avec la planète n’apparaît pas comme évident. Ainsi, l’Union Nationale des Associations de Familles est présente car, elle l’affirme, « sans les familles, rien de durable ». Sur certains stands, on nous explique que c’est la planète dans son ensemble qui a été considérée, et c’est pourquoi des organismes de formations ou des grandes écoles sont présentes : présenter leurs formations dans le domaine de l’écologie, mais aussi, de façon légèrement plus tirée par les cheveux, inciter chacun à « prendre en main sa carrière de façon responsable et durable ».

    Le secours islamique a aussi réservé son stand. Question : « Quel est le rapport entre l’Islam et l’écologie ? » Le responsable me donne une carte postale calligraphiée sur laquelle est reproduite une phrase du Coran sur l’importance de l’eau. Plus prosaïquement, il explique que le Secours islamique organise de nombreuses actions dans les pays du Sud pour aider les habitants à avoir accès à l’eau. Ainsi, il me remet une petite bouteille d’eau de 25 cl en me précisant que, pour cette quantité, un enfant du Tchad doit parcourir à pied des dizaines de kilomètres.

    L’eau est un thème central de ce salon, à chaque allée, on trouve au moins un stand sur le sujet. Outre la théorie, de manière très concrète, plusieurs sociétés ont placé en démonstration deux robinets, un classique et un régulant le débit, et proposent d’acheter sur place leurs mécanismes permettant de réduire l’écoulement et la perte des robinets et des douches. Une initiative dont on ne peut s’empêcher de sourire, quand on repense aux paroles de Corinne Lepage prononcées ici-même, sur Ecotidien, le mois dernier : « Il faut arrêter de dire aux gens de prendre des douches à la place des bains. » En effet, un visiteur fait remarquer que c’est un effort dérisoire, et demande à voix haute si ce n’est pas du gâchis d’utiliser des litres d’eau potable ici, pour la démonstration. Un autre lui désigne du doigt le système de récupération de l’eau, en affirmant que chaque petit geste compte.

    Alors que Claire Keim, qui présente une émission sur Ushuaïa TV (partenaire du salon) sort d’une des deux salles de conférences où se tiennent tout le week-end des débats, des projections de films et des conférences, Erick Orsenna entame une remise de prix sous les applaudissements de la salle. Quelques guest stars se succèdent ainsi : le salon bénéficie de partenariats prestigieux tels que TF1 ou la Fondation Nicolas Hulot. On peut y découvrir en avant première toutes sortes de véhicules dits propres : voitures électriques, scooter électrique, et même vélo électrique. GDF-Suez propose  également des solutions alternatives pour enrayer le réchauffement de la planète et, comme eux, plusieurs grandes entreprises françaises sont venues faire de la pédagogie.

    Dans le fond, un stand suggère d’ouvrir un Plan d’épargne animal. « Vous avez 45 € à placer. Au lieu de les mettre sur un compte, vous les prêtez à un paysan d’Amérique du Sud. Il achète un cochon, ou une vache… Grâce à ce cochon, il prospère, acquiert d’autres cochons. » Un microcrédit de particulier à particulier, en somme, une mini-banque équitable. Les rapports Nord-Sud intéressent la quasi-totalité des visiteurs, qui ont tous un regard pour le « planisphère à l’envers » réalisé par un groupe de jeunes-gens. « Pourquoi l’Europe serait-elle au centre ? C’est arbitraire. Nous, nous avons mis l’Australie au Centre et les Etats-Unis au Sud ! »

    Comme dans tous les salons, des groupes de lycéens déambulent, plus ou moins intéressés par les thématiques. Quelques uns soupirent, tandis que Yacine, 14 ans, venu des Yvelines, ose avouer à voix haute que la sortie lui plait : « Quand les hommes politiques parlent à la télé, on ne comprend rien… Mais ici c’est concret, c’est direct, ça me parle ! » Pour les accros au shopping,  de nombreux exposants proposent de faire sur place ses achats écologiques : un saladier en bambou à 15 €, des coupelles à dessert en noix de coco pour 5 € l’une, un baume au Niaouli à 9 €, et des livres, des savons, des huiles essentielles, du pain biologique, le tout entre 2 et 10 €. Les gourmands pourront aussi tester sur place les crêpes bio, entre 3 € et 4 €, faites avec des ingrédients labellisés et « du Nutella bio » affirme-t-on (en fait, une pâte à tartiner noisette bio)

    Au final, si le thème du salon pouvait paraitre légèrement sectaire au premier abord (qui d’entre vous n’a pas cru, en lisant le titre, que ce serait un salon d’altermondialistes venus du Larzac ou de dangereux bobos parisiens ?) l’entre-soi n’y a pas sa place. Ici, on s’interpelle de stand à stand pour s’inviter à découvrir les services, on parle planète, géologie, géographie, mais aussi produits bios, écolo, et on débat en toute quiétude et avec une étonnante ouverture : les labels sont-ils donnés trop facilement ? Doit-on être extrémiste du bio ? Le commerce équitable est-il un moyen de sauver le capitalisme ou le début d’un autre modèle économique ?

    Malgré tout, il suffit de lever les yeux au plafond pour mettre en balance les discours de certaines organisations présentes :  apercevoir les centaines de néons, les escalators à l’entrée, les innombrables prospectus n’ayant pas l’air imprimés sur du papier recyclé, ou le coin cafétéria tenu par une célèbre chaîne de boulangerie (où le sandwich jambon-beurre coute tout de même la bagatelle de 4 € 80) distribuant très généreusement des milliers de serviettes en papier et de salades non-bio dans leur emballage plastique. Même au salon de la planète, il y a encore du travail.

    Marlène Schiappa


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